Apollon. IV, 10; VIII
rilalien Andréas possédait un chien rouge et aveugle, qui était fort savant et qui passa pour un esprit'. Au moyen âge, Hécate ne cessa d'être regardée comme la divinité des sorciers, et les cérémonies de son culte devinrent désenchantements; ainsi, les sacrifices de chiens faits à Hécate, la croyance que la déesse s’annonçait par l’aboiement de ces animaux, expliquent pourquoi on s’imagina que le diable prenait la figure d'un chien. Il a été question plus haut des chiens d’Agrippa, de Silvestre II et de Marco Bragadino. ’ Dans Widman, I, 30, Frédéric Bronauer défend son maître Faust contre les professeurs de Wittemberg. Ceux-ci, ayant entendu dire qu’il entretenait des relations avec le docteur, l’invitèrent à venir se justifier devant eux ; Bronauer répondit qu’il était effectivement un disciple de Faust, mais qu’il n’avait pas remarqué trace de méchanceté chez lui; qu’il le regardait comme un éminent astrologue, et qu'on l’avait noirci à cause de son habiletés Faust reparaît ici comme savant et
1. Voy. Theophanes, Chronogr. 543. Dans la langue norraine le nom du Uyndla, petite chienne, désignait une magicienne; les Thnrses - Givreux ou les lotnes portaient l’épithète de Infmimenl- Sages{nOTT. hund-visir, sagaces comme des chiens). Voy. Bergmanii, la Fascination de GuIJi., p. 210, 220.