Dion Cass,, LXXVII
la puissance abstraite de l’esprit humain, les fables les plus poétiques doivent leur naissance à ce travail commun de la foule, et l’on applique encore le nom de magie au pouvoir qu’exercent sur nous les arts, les lettres et... les passions.
Les tours magiques qui remplissent une bonne partie de la troisième division de la légende, ne nous arrêteront que le temps nécessaire pour les rapprocher de tours analogues d’autres sorciers. Ainsi quand Faust fait, à la cour de Charles-Quint, pousser sur la tête d’un chevalier un bois de cerf, il imite Zyto, l’enchanteur de l’empereur Wenceslas et autres*. Ce chevalier, poursuivant Faust avec six de ses amis, le docteur fait apparaître une troupe de chevaliers armés, qui les mettent en fuite. Pareillement, sous Manuel Comnène (1143-1180), Michel Sicydite, ayant eu dispute dans un bain, fit sortir des tuyaux d’eau chaude, des hommes noirs qui réduisirent ses adversaires*. De la cour de l’empereur, la légende nous ramène à Wittemberg. Trois comtes qui étudiaient en cette ville, désiraient assister, seulement pour une demi-heure, aux fêtes occasionnées par le mariage du fils de l’électeur de Bavière. Faust les fit venir chez lui, étendit sous leurs pieds un grand manteau et le vent les enleva pour les porter à Munich à la cour de l’électeur. Wodan conduit
Voy. Dubravius , Hist. Bohem., 1o5t, XXIII.