Nicetas, De Man. Comneno, IV
les héros à travers les airs sur un manteau'. Dans les Gesta Romanorum, ch. 120, il est question d’une pièce de toile qui transporte celui qui s’assoit dessus, partout où il veut. Un certain mois de janvier, Faust arriva chez le comte d’Anhalt, qui lui fit le meilleur accueil et l’invita à dîner. A table, il remarqua que la comtesse était enceinte de plusieurs mois; vers la fin du repas, il lui dit qu’il avait toujours entendu que les femmes enceintes avaient toutes sortes d’envies, et la pria de ne pas lui cacher quel était l’objet de ses désirs. La comtesse répondit qu’elle désirait se voir en automne et pouvoir manger des raisins et d’autres fruits. Au bout d’une demi-heure les voeux de la comtesse furent satisfaits. Les festins magiques sont fort anciens. L’enchanteur Pases faisait servir des repas magnifiques qui s’évanouissaient à son commandement’. Numa Pompilius, ayant invité plusieurs citoyens à souper, leur fit servir sur des plats grossiers un repas frugal. Comme on se mettait à table; «Voici, dit-il, ma déesse (Egérie) qui me vient faire visite.» Soudain la maison se remplit d’une riche vaisselle et la table se chargea de mets
1. En Scandinavie , les espions ou niosnar menn étaient censés, par des opérations magiques, se transporter en un clin d’œil ou moyennant le transport de clin {svip - far) auprès des personnes qu’ils devaient espionner. Gulfl , roi de la Marche-finne , mettant à profit sa science de la magie , se rendit en un clin d’œil auprès des Ases, en volant à travers les airs, par le transport de clin. Voy. Bergmann , la Fascination de Gulfi, p. 145.