‹ Faust dans l'histoire et dans la légendeChapitre 55 sur 77 · Voy. VHist. lift, de France, t. VI · texte numérisé non relu

Voy. VHist. lift, de France, t. VI

dont plusieurs devinrent évêques. Son savoir dominant était la science des mathématiques; il possédait l’art de construire des orçues. Guillaume de Malmesbury* parle avec admiration de ses orgues hydrauliques et de son secret d’y introduire le vent nécessaire pour les faire sonner au moyen de l’eau chaude. Ditmar* raconte que Gerbert, étant à Magdebourg avec Othon III, fit une horloge dont il régla le mouvement sur l’étoile polaire qu’il considérait à la faveur d’un tuyau.

Hugues de Flavigny*, Baronius*, Platina*, Polonus*, Benno’, le représentent comme un magicien. Un poète et un érudit se sont donné la peine de le justifier. Le poète fait parler Silvestre dans une épigramme*:

Ne mirare magum falui quod inerlia vulgi Me (veri minime gnara) fuisse piUat.

Architnedis studium quod eram Sophiæque secutus,

Jam cum magna fuit gloria scire nihil,

Credebant magicum esse rudes, sed busta loquuntur Quam pius, integer et reüigiosus eram.

L’érudit, c’est Gabriel Naudé qui s’exprime ainsi , de son style chaud et franc®; «Serait-il bien croyable qu’il

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