Voy. VIII, NUrnbergisches Gelehrten-Lexikon ^ IV
duirait leurs pâtés, éteindrait leurs fourneaux», et ils prirent exemple de cet orfèvre Démétrius, dont parlent les Actes des apôtres. Démétrius fabriquait à Éphèse de petits temples de Diane en argent, et en tirait un bon revenu; voyant que saint Paul détournait la multitude du culte de Diane, il rassembla ses ouvriers, il leur montra le dommage que la prédication chrétienne allait causer à leur métier, et les excita à la révolte au cri de; Vive la grande Diane des Éphésiens. L’érudition de Dürr est grande assurément, mais il la dépense en pure perte. Aucun témoignage ne montre que les moines se posèrent en ennemis de l’imprimerie, au contraire: «Si l’imprimerie, dit Aventinus dans Chronique, k l’an 1447, n'avait pas été découverte, les vieux livres se seraient tous perdus; on ne voulait plus écrire dans les couvents.» — «L’imprimerie, dit un contemporain*, est née non pas en dépit de la religion chrétienne et catholique, mais dans son sein même et bercée par elle. Comme premiers monuments, comme atomes élémentaires de cette découverte, on trouve des légendes grossièrement sculptées, des reproductions de prières sur des blocs de bois, des fragments bibliques, des livres d’éducation rédigés par les moines. » Reste à savoir si l’enfant plus tard n’a point blessé le sein de sa mère. Sur le personnage de Faust, Dùrr suit le récit que fait Junius dans sa Batavia, écrite en 1572 et publiée après