SCÈNE XV
HECTOR, VALFLEURI, P «u JULIETTE.
valfleuri C’est u ne infamie! c’est un assassinat! {tl iirih.) u ector. Qu’esl-ce que lu as doue, baron?
valflsuri. Comment! vous n'avez pas entendu l’orage?.. J'ai... j'ai que j ai tout reçu, que le toit du colombier est une véritable écumoire... Alclu! • et que je suis trempé jusqu’aux os... Voilà ce que j'ai... Alchi!.. Et dire que, sans le jardinier, j'y serais encore!.. C’est ignoble!., car c'est vous qui m’avez joué ce tour-là t
Hector. Moi? par exemple I C’est le vent qui aura fermé la porte.
VALFLEURI. Le vent I mais avouez tout de suite... hector. Tu Je veux !.. Eh bien! oui, c'cst moi qui t’ai mis aux arrêts, parce que je t’en roulais ; mais je ne t'en veux plus, cl je te pardonne !.. Es-tu coulent?
valfleuri. Comment, tu me pardonnes? (Rnir* «n dom«*tiqu«
qui porte un giÿiiCcMjiMi bol de puscli caQaatné.)
un oomcstique. Monsieur, voici le bol de punch que vous avez demandé.
Hector. Un bol? c'est un bain de pied I valfleuri. Enfin, n'importe I (u boit.) Ah! c'est bon!.. C'est un peu fort, mais ça réchauffe! (il «e w**.) hlctor, **at*. Et dire que nous allons boire tout ça ! valfllchi. Plaît -d? (
hlctor Oui, baron... car il faut que lu sois gris dans dix minutes... (n* Mtcnt.) Tu ne comprends pas?., tu vas compretidre. (n* iiinqneni e* il* boiT«u.) J'aime la comtesse. valfleuri. Bah!
uector. Je veux te supplanter!
valfleuri. Hein!,.
Hector. Kt pour cela, je te grise ; je te fais jaser. Dans ton délire, tu me dévoiles une foule de turpitudes ; je m’empresse d’en aller faire le récit à la fiancée, elle te donne ton congé, el je le remplace... (il » mw.| Voilà!
valfleuri, rvp«uai t o «*rrc. Merci de l'avis, cher comte, je ne boirai pas.
hector, trioonpfaaat. Ah! tu ne boiras |ias?.. Il y a donc des secrets, de vilains petits secrets que tu as peur de laisser
échapper ?
VALH.F.URI Non... mais...
utxTOfi. Alors, tu boiras.
valfleuri. Je ne boirai pas.
Hector. Alors, je vais dire à la comtcSse que tu ne veux pas boire de peur de faire des révélations... et ton affaire est claire. ValflBORI. Je ui’y oppose. hector. Alors, lu boiras.
valfleuri, »« u*aoi. Mais c'est un guet-apens I hecior. Parfaitement.
valfleuri, * lut-mdne. Au fait, ie n’ai rien sur la conscience... Qu’esl-ce que je risque. (Haut.) En bien ! je boirai. hector, «cruo*. A la bonne lieurcl A ta santé, mon bon! valfleuri. A ta santé] (u* boiwu.)
Hector, ««moi a* Allons! ail o us ! Nous ne sommes
pas ici pour nous amuser...
valflel'ri baü. Ah çà I lu veux donc me noyer? hector. Non, je veux te couler à fond! voilà tout! Voyons! encore un verre, et je te donne dix minutes d’arrêt 1 valfleuri. Allons!., (u boit.) Ah! je n’en puis plus... il fait une chaleur!..
ubctor. Eh bien! été ton habit.
VALFLEURI. C’est une idée. (U t* •*» bàbit, ftoplw brtjMWMat H
LA PERDRIX ROUGE
boit.) Aht ça fait du bien! Dis dune, Hector, est-ce que tu ne commences pas à te taper on peu ?
HECTOR. Et toi?
TAtn.tuni. Dante!.. Je... je crois que oui.
«taon. Alors, je tais t'interroger.
VAUTLCtmi, irt»-gr)«. Mais puisque je n'ai rien à avouer... Je n’ai rien fait... mon magistrat... je suis innocent... je n’ai commis ni crimes ni délits. . Je ne méconnais pas un seul péché, mon révérend... Qu'est-ce que vous voulez que j’avoue.
h coron, riut imi écUu it ** i««»ui. Mus, mon pauvre baron, je connais la blancheur de ton âme, et je n’.ti jamais eu la prétention do te faire avouer quoi que ce soit.
valflruri. Eh bien! alors?.. -
bector. Eh bien! j’ai voulu te griser pour que la comtesse te surprit dans les vignes du Seigneur, voilà tout.
VALELEURI, te le«inl • mo.il#. Bah!., (il reinabe «ur ta chiite e< i« ■mi • rire.) Eh bien! c’est bien joué I.. C’est gentil, ce que tu fais là, ça me plait, moi, ça.
RECTon. Tu n’aimes donc pas la comtesse ?
valfleuri. La comtesse, ahl je m’en fiche pas mal! je ne connais que les amis, et tu es mon ami, toi!.. Aussi, je veux faire tou bonheur. Elle m’a fait, ce malin, une lettre de change... Je vais la passer à ton ordre... Donne-moi une plume, (ti «cria qofifjuf» mo*«,) Nà! Sais-tu ce que tu es maintenant?.. Tu es un tiers porteur, régulièrement saisi... c’est dans le Code. Et comme tout honnête homme s*; doit à sa signature... la com- 1 tesse est à toi... Hcc. .Hcc... Hector, je vous bénis, (it retombe
•ur U rkuiruve et s'endort.)
UECTOH. Complet! (Courut A U porte de gt-tbe.) Comtesse I
comtesse !