troisième partie
FAUST
I e jour se montre !... Mon amie ! ma bien-année !
MARGUERITE
T . :cnr s Oui, c’est le jour ! c’est le dernier des miens ; û àecelui de mes noces ! Ne va dire à personne que Mar- ::r;te , avait reçu si matin. Ah! ma couronne!... elle est '. aventurée ' ... Nous nous reverrons, mais ce ne sera pas à rianse La foule se presse, on ne cesse de l’entendre; la L les rues pourront-elles lui suffire? La cloche m’appelle fa baguette de justice est brisée. Gomme ils m enchaînent . comme ils me saisissent ! Je suis déjà enlevee sur 1 échafaud, déjà tombe sur le cou de chacun le tranchant jeté sur le mien. Voilà le monde entier muet comme le tombeau !
Oh ! que ne suis-je jamais né !
MÉPHISTOPHÉLÈS, se montrant au dehors.
Sortez, ou vous êtes perdus! Que de paroles inutiles ! que de retards et d’incertitudes ! Mes chevaux s agitent, et le joui commence à poindre.
MARGUERITE
Qui s’élève ainsi de la terre? Lui ! lui ! chasse-le vite; que tient-il faire dans le saint lieu?. .. C'est moi qu il veut.
FAUST
II faut que tu vives !
MARGUERITE
Justice de Dieu, je me suis livrée à toi !
MÉPHISTOPHÉLÈS , à Faust.
Viens! viens! ou je t’abandonne avec elle sous le couteau .
MARGUERITE
Je t’appartiens , père ! sauve-moi ! Anges , entourez-moi , protégez-moi de vos saintes armées!... Henri, lu me fais horreur!
MÉPHISTOPHÉLÈS
Elle est juçée !
FAUST
Elle est sauvée !
Ici, à moi !
Henri ! Henri !
VOIX d’en haut.
MÉPHISTOPHÉLÈS, à Faust.
Il disparaît avec Faust.
VOIX du fond, qui s’affaiblit.