SL-R LE SECOND FAUST ET SUR LA LÉGENDE
Ls pacte infernal signé entre Faust et Méphistophélès ne s'est ! si accompli ni dénoué entièrement dans le premier Faust de | Gœthe. Lorsque Méphistophélès rappelle à lui le docteur au aoment où Marguerite va marcher au supplice, le lecteur a pu supposer que F âme de Faust tombait au pouvoir du démon.
: pendant que celle de Marguerite s’élevait au ciel, emportée par | les anges. Le sens se trouve complet ainsi. Mais il restait pour- ! tant à l’auteur le droit de continuer la vie fabuleuse de son hé- | ros et de mettre en œuvre le reste de la légende populaiie, dont il s’était écarté dans l’épisode de Marguerite.
C’est ce que Gœthe a fait dans le second Faust , et nous avons dû, pour l’intelligence des deux ouvrages, donner aussi la source même où il s’était inspiré. On verra par là ce qui lui appartient en propre et ce qui forme le fonds commun où sont senus puiser tant d’auteurs qui ont traité le même sujet. Ainsi que nous l’avons annoncé ailleurs, nous avons traduit entièrement dans cette édition la partie du second Faust qui fut publiée en du vivant de l’auteur, sous le titre d Hélène.
Le complément posthume de cette tragédie, qui a paru depuis dans ses œuvres complètes, ne se rattache plus aussi directement au développement clair et précis de la première donet, quelles que soient souvent la poésie et la grandeur des
idées de détails, elles ne forment plus cet ensemble harnic • et correct, qui a fait du premier Faust un chef-d’œuvre in, J tel. Une analyse détaillée, mêlée des scènes les plus ren)ar ’ blés, entièrement traduites, nous a paru suffire pour guider^ lecteur, du dénoùment du premier Faust à ce magnifique^' à’ Hélène, qui est véritablement la partie la plus importante 4 second Faust de Gœthe, et où se retrouve encore un beau.re flet de ce puissant génie, dont la faculté créatrice s’était éteint depuis bien des années, lorsqu’il essaya de lutter avec là même en publiant son dernier ouvrage.
Nous avons ensuite repris le récit de Faction secondaire <m se passe à la cour de l’empereur, et nous avons donné dans leur entier les scènes de la mort de Faust, dans lesquelles batteur semble s’ être inspiré à son tour du poème de Manfred 4 lord Byron, que son premier Faust avait évidemment inspire. Notre travail se trouve ainsi complet, et l’examen analytique, î ehant entre elles les grandes parties qui se correspondent, c\pFque les scènes d intermède et d action épisodiques, fort difiùses et fort obscures pour les Allemands eux-mèmes.