‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 115 sur 225 · LES PRÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS

Orgueil et danger ! destin mortel !

EUPHORION

Je sens des ailes qui se déplient... Là-bas, là-bas, il fan aller ! admirez mon vol !

II se jette dans les airs ; les vêtements le portent un instant, sa tête est radieuse, une trace de lumière devient visible.

LE CHŒUR

Icare ! assez de douleurs !

Un beau jeune homme tombe aux pieds des parents; bon croit i-ecoanffo* dans ce cadavre une figure connue, mais l’enveloppe matérielle disparais aussitôt, l’auréole monte comme une comète vers le ciel , les vêtements eî le manteau restent sur la terre1.

HÉLÈNE et FAUST.

De dures souffrances viennent tout de suite après la joie.

EUPHORION, voix venant de la profondeur.

Me me laissez pas seul, ma mère, dans ce sombre séjour.

Pause.

LE CHOEUR , chant lunèbre.

Pas seul! — Qu’importe où tu séjourneras!

Nous croyons assez te connaître.

Hélas ! si tu quittes le jour.

Nul cœur ne se séparera de toi.

A peine nous osons te plaindre;

Avec envie nous célébrons ton sort :

Dans le jour ou dans les ténèbres.

L’amour et le courage furent grands en toi !

Hélas! né pour le bonheur de la terre,

Issu d’aïeux sublimes, doué de tant de force ;

Hélas! trop tôt perdu pour toi-même.

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