CONSOLATION DANS LES LARMES
« Comment es- tu si triste au milieu de la commune joie? On voit à tes yeux que sûrement tu as pleuré.
— Si j’ai pleuré , solitaire , c’est d’une douleur qui n’afflige que moi ; et les larmes que je verse sont si douces, qu elles me soulagent le cœur.
— Viens ! de joyeux amis t’invitent, viens reposer sur notre sein, et, quelque objet que tu aies perdu , daigne nous confier ta perte.
— Parmi tout votre bruit , tout votre tumulte, vous ne poucomprendre ce qui fait mon tourment... Eh bien, non, je
11 ai rien perdu, quel que soit ce qui me manque !
— Alors, relève-toi, jeune homme ! à ton âge, on a des foret du courage pour acquérir.
— Oh ! non , je ne puis l'acquérir ! ce qui nie manque est !t0P loin de moi... C’est quelque chose d’aussi élevé , d’aussi “eau que les étoiles du ciel !
POESIES ALLEMANDES
— Les étoiles , on ne peut pas les désirer ; on jouit leur éclat, on les contemple avec ravissement, lorsque la n •* est claire.
Oui , je contemple le ciel avec ravissement , pendant de. jours entiers : oh llaissez-moi pleurer la nuit, aussi lon<nem:t que je pourrai pleurer ! »