‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 203 sur 225 · L’ÉVOCATION · texte numérisé non relu

L’ÉVOCATION

Le jeune franciscain est assis solitaire dans sa cellule, il lit dans le vieux grimoire intitulé la Contrainte de l'Enfer .

Et, comme minuit sonne , il n’y tient plus, et, les lèvres blêmies par la peur, il appelle les esprits infernaux : « Esprits! tirez-moi de la tombe le corps de la plus belle femme, prêtezlni la vie pour cette nuit ; je veux m’édifier sur ses charmes. »

Il prononce la terrible formule d évocation, et aussitôt sa fatale volonté s’accomplit; la pauvre beauté morte arrive enveloppée de blancs tissus.

POÉSIES ALLEMANDES

Son regard est triste. De sa froide poitrine s’élèvent de douloureux soupirs. La morte s’assied près du moine; — ils se regardent et se taisent.

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