‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 204 sur 225 · LES 'ONDINES · texte numérisé non relu

LES 'ONDINES

Les flots battent la plage solitaire ; la lune est levée ; le chevalier repose étendu sur la dune blanche, et se laisse aller aux rêveries de sa pensée.

Les belles ondines, vêtues de voiles blancs, quittent les profondeurs des eaux. Elles s’approchent à pas légers du jeune homme, qu’elles croient réellement endormi.

L’une touche avec curiosité les plumes de sa barrette, 1 autre examine son baudrier et son heaume.

La troisième sourit et son œil étincelle; elle tire l’épée du fourreau, et, appuyée sur l’acier brillant, elle contemple le chevalier avec ravissement.

La quatrième sautille çà et là autour de lui, et chantonne tout bas ; « Oh ! que ne suis-je ta maîtresse, chère fleur de chevalerie! »

La cinquième baise la main du chevalier avec une ardeur voluptueuse; la sixième hésite, et s’enhardit enfin à lui baiser

les lèvres et les joues. . ,

Le chevalier n’est pas un sot; il se garde bien d’ouvrir .es yeux, et se laisse tranquillement embrasser par les belles on dines au clair de lune.

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