‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 47 sur 185 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

FAUST

Nous VOUS saluons, messieurs.

SIEBEL

Grand mei'Ci de votre honnêteté! (Bas, regardant de travers

Méphistophélès ) Qu'b donc ce coquin à clocher sur un pied ?

MÉPHISTOPHÉLÈS

Nous est-ils permis de prendre place parmi vous? L'agrément de la société nous dédommagera du bon vin qui manque.

ALTMAYER.

Vous avez l'air bien dégoûté !

FROSCH.

Vous serez partis bien tard de Rippach ; avez-vous soupé cette nuit chez M. Jean * ?

Nous avons passé sa maison sans nous y arrêter. La dernière fois, nous lui avions parlé; il nous entretint longtemps de ses cousins, il nous chargea de leur dire bien des choses.

Il s'incline vers Frosch.

ALTMAYER, bas.

Te voilà dedans ! il entend son affaire !

SIEBEL

C'est un gaillard avisé.

FROSCH.

Eh bien, attends un peu : je saurai bien le prendre.

MÉPHISTOPHÉLÈS

Si je ne me trompe, nous entendîmes, en entrant, un chœur de voix exercées. Et certes, les chants doivent, sous ces voûtes, résonner admirablement.

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