‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 56 sur 185 · IH) FAUST · texte numérisé non relu

IH) FAUST

une fois pour toutes qu'on ne peut aller si vite avec cette belle enfant. Il ne faut là employer nulle violence, et nous devons nous accommod(M' de la ruse.

KAUST.

Va me chercher quelque chose de cet ange ; conduis-moi au lieu ou elle l'cpose ! apporte-moi un fichu qui ail couvert son soin, un ruban de jna Jjien-uiméc!

MKPHiSTOiMn';i,i;s.

Vous verrez par là que je veux sincèrement plaindre et adoucir votre peine : ne per.lons pas un moment; dès aujourd'hui, je vous conduis dans sa chambre.

FAIST

l'^l je pourrai la voir, la posséder?

MKPIIISTOrHKLKS.

Non, elle sera chez une voisine. Cependant, vous pourrez, en l'attente du bonheur futur, vous enivrer à loisir de l'air qu'elle aura respiré.

FAUST

l'art ons-nous ?

MÛ;pmsTOPHKii;s.

Il est encore trop tôt.

KAISr.

Procure-moi donc un présent pour elle.

II sort.

MKPiUSTOPHKLES.

Déjà des présenls; c'est bien! Voilà le moyen de réussir! Je connais mainte belle plaça et maint vi mix trésor bien enterré ; je veux les passer un peu en revue.

II sort.

Lu soir. — Un» jisiile rUamlirt Jiioii rongée. MAlUiCKltlTK, tressant ses noitos et les otldcljant.

Je dounerais bien quelque chose pour savoir quel est le seigneur de ce matin : il a, certes, le regard noble, et

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