‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 93 sur 185 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

MEPHISTOPHELES.

C'est de la magie, pauvre fou ! car chacun croit y retrouver celle qu'il aime.

FAUST

Quelles délices !... et quelles souffrances! Je ne puis m'arracher à ce regard. Qu'il est singulier, cet unique ruban rouge qui semble parer ce beau cou... pas plus large que le dos d'un couteau !

MÉPHISTOPHÉLÈS

Fort bien I Je le vois aussi ; elle peut bien porter sa tète SOUS son bras; car Persée la lui a coupée. — Toujours cette chimère dans l'esprit ! Viens donc sur cette fcoUine: elle est aussi gaie que le Prater. Eh! je ne me trompe pas, c'est un théâtre que je vois. Qu'est-ce qu'on y donne donc?

SERVIBILIS.

On va recommencer une nouvelle pièce; la dernière des sept. C'est l'usage ici d'en donner autant. C'est un dilettante qui l'a écrite, et ce sont des dilettanti qui la jouent. Pardonnez-moi, messieurs, si je disparais, mais j'aime à lever le rideau.

MÉPHISTOPHÉLÈS

Si je vous rencontre sur le Blocksberg, je le trouve tout simple ; car c'est bien à vous qu'il appartient d'y être.

WALPURGISNAGTSTRAUM

(Songe d'une nuit de Sabbat)

ou

NOCES D'OR D'OBÉRON ET DE TITANIA i

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