‹ Favras; épisode de 1789, en trois actes;Chapitre 9 sur 53 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

les mêmes , M110 TALON , UN VALET.

LE VALET , annonçant.

Mademoiselle Olympe Talon.

( Madame de Favras fait un geste pour dire d'introduire mademoiselle Olj'mpe. — Elle entre. )

Ah! je la connais, cette boune demoiselle; c'est l'ange des prisons. Il n'y a pas de jours qu'elle n'apporte des secours et des consolations aux détenus ; et si le lieutenant civil, son père, fait couler bien des larmes, la main bienfaisante de mademoiselle Olympe en essuyé encore plus.

Mlle TALON.

Vos éloges, ma bonne, sont une douce récompense du peu de bien que je fais.

THÉROIGNE

Oh ! n'y a pas que moi; tous les prisonniers en disent autant.

( '9) Mais vous ne savez pas : Marcel. . . ce pauvre garçon auquel vous avez montré tant d'intérêt. . . ( Montrant le duc.) Voilà un digne homme qui lui veut du bien aussi. . . Il va vous dire ça lui-même, car moi, il faut que je coure au Châtelet. Mais je suis

ravie , enchantée. Adieu , Messieurs , votre servante Vous

pouvez vous vanter d'avoir donné à une pauvre créature plus de bonheur qu'elle n'en avait connu depuis bien long-temps.

( Elle sort en chantant : )

A!i ! ça ira , ça ira , Les aristocrates à ia lanterne!

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