LE RETOUR EN FRANCE. ~ LES ANNÉES DE SOLITUDE ET DE PRÉPARATION
Un jireniier « fruit de ses émotions » devait être néanmoins, dès le retour en France, présenté au pul)lic. Le prospectus qui l'annonçait n'est pas dépourvu d'intérêt : les Mélodies Orientales sont dues « à la vie nomade du jeune auteur de ce recueil. Le titre de Mélodies n'a pas été adopté sans discernement. Les peuples à demi barbares qui pullulent dans le Levant n'ont guère d'autre musique que quelques cris nationaux cliantés à l'unisson; ils ignorent ce que c'est que I'har- MONiE. Les morceaux publiés n'étant souvent autre chose que des souvenirs, des thèmes populaires transportés sur le clavier, le litre de Mélodies était un hommage rendu à leurs auteurs jtrimitifs et inconnus, et un moven de caciiei" modestement au public le travail d'Harmonie qu'il a fallu faire pour rendre cette musique sauvage agréable à nos oreilles européennes. »
Celte musique « sauvage » avait plu aux oreilles d'un auditoire choisi. Ou en louait « la couleur st/i generis » dit Azevedo, et l'auteur, encouragé par d'amicales a[)probations, s'était donc résolu à la publier. En se
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