‹ Felicien Rops et son œuvreChapitre 13 sur 30 · SUFFISANCE · texte numérisé non relu

SUFFISANCE

nesques disparaissent pour ne laisser voir que le tréteau où un jovial mélange de licence et de pudeur attife, si peu, des déshabillages galants qu'il a voulu montrer. Les œuvres badines de Grécourt ne les précède-t-il point comme d'un projet 1 premier de la Dame au pantin ; cette \ jolie commère délurée qui soulève à bout de bras un petit faune, perruque poudrée et battant joyeusement des cymbales, n'est-ce pas le point de départ de cette Dame au pantin qu'il montrera, bourgeoise sérieuse, au profil pur, aux yeux

curieux et savants, simplement coiffée, en toilette de bal, d'une sobre élégance, l'éventail en mains, examinant d'un œil de physiologiste, un pauvre petit polichinelle désaccordé et flapi? Encore une fois il reviendra à cette image de l'emprise féminine avec cette grande fille vêtue de bleu pâle qui élève au dessus de sa tête comme triomphalement, le pauvre pantin disloqué. L'épreuve première de cette idée qui lui revint lors de sa pleine maîtrise avec des aspects de hantise c'est le frontispice pour les œuvres badines de Grécourt. Le moindre croqueton de Rops, la remarque jetée au coin d'une eau-forte a ainsi son importance; c'est là l'essai, l'ébauche d'une idée, c'est comme un rêve dit à mi-voix; il reviendra dans l'œuvre avec toute l'ampleur d'une obsédante vision enfin traduite: ainsi le portrait de Béranger exquissé à un frontispice deviendra lentement sous le crayon ou la pointe de Rops, ce Joseph Prudhomme, ce bourgeois véné-

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