‹ Felicien Rops et son œuvreChapitre 18 sur 30 · LE GAILLARD D'ARRIERE · texte numérisé non relu

LE GAILLARD D'ARRIERE

même bonheur les grands yeux maquillés des Parisiennes et la chair ferme et plantureuse de nos sœurs de Flandre; je vous montrerai mes Zélandaises ...»

II dit de ces Zélandaises: «De l'alliance de l'Espagne et de la Flandre, de ce mariage de la neige et du soleil est né l'un des plus beaux produits humains. Rubens le savait bien, lui! Elles sont belles, simples et ardentes; elles ont une simplicité de mouvement d'une grandeur épique, elles vous font venir à la pensée les paroles de Barbey d'Aurevilly: l'épique est possible dans tous les sujets, soit qu'il chante le combat à coups de bâton d'un bouvier dans un cabaret ou la rêverie d'une buandière battant son linge au bord du lavoir et cela sans avoir besoin de l'histoire, quand le bouvier inconnu ne serait pas le Rob-Roy de Walter Scott et cette buandière ignorée la Nausicaa du vieil Homère ... Il ne s'agit que de frapper juste toute pierre, si salie qu'elle soit dans les ornières de la vie, pour en faire jaillir le feu sacré ...»

Ainsi Rops nous renseigne sur sa conception de l'épique qui explique ses filles, ses Satans, ses buveuses d'absinthe, sa transfiguration de la vie quotidienne, ce lyrisme qu'il trouvait en lui pour peindre les luttes de la vie et les repos des campagnes et des bords de mer.

Rops s'est tenu parole. Il a dessiné beaucoup de Zélandaises; de la même patience dont il égratigne le guillochage de rides de la Vieille à l'aiguille, il figure VExperte en Dentelles, la figure à la fois massive et ardente, sous le bonnet hollandais, tout son tempérament volontaire et rusé réveillé par le contact de l'enlre-deux

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