LA GARDEUSE D'ABEILLES
C'est là qu'il retrouve les figures ravinées de ces proxénètes qu'il incline à l'oreille des jolies filles, y trouvant le double intérêt de satiriser avec justesse et de relever la jolie mollesse, les lignes heureuses et pleines, la belle architecture d'un beau nu par le contraste de la forme vieillotte, parcheminée, grotesque de la Messagère du diable.
C'est à la ville qu'il retrouve tous ces jolis modèles qu'il dessine à l'heure du déshabillage, pesant leurs seins égaux de leurs mains fines, avec tendresse, et les baignant de toute l'admiration attendrie de leur regard. Son besoin de transcription lyrique, lui donnera, de ces éléments de Paris, de la grande ville, des scènes amusantes et neuves, images frappantes comme des poèmes, telle cette Foire aux Amours qui semble en quelque vallée lointaine où passeront les Tziganes, la mise à l'encan d'une belle fille et des passions qu'elle peut susciter, par une vieille qui connaît les philtres sûrs; et dans les jolies détails de cette composition, la gaieté des amours en cage, la joliesse de celui qui grimpe aux barreaux, l'amusant détail du papillon juché sur la tortue, tout le caprice heureux de la scène
précise, que chez Rops sait la trouver quand il