HOLOCAUSTE
caractère de Félicien Rops et très précieux que les phrases qu'il écrivit (car il écrivait et fort bien) sur les tziganes et leur musique »le tzigane musicien est aussi insoumis, que le zèbre, le nègre marron, le Lapon et le Norval des banquises polaires. Il est bohémien d'instinct et de goût de vie, quand il ne l'est pas de race.
Il faut le voir chez lui, sous ce ciel où se reflète déjà l'Asie, exité
AKEDVSSERIL
L'ART ET LE BEAU
par les vins chauds et capiteux de son pays, entouré de gens qui l'aiment, lui plaisent, dont il interprète les idées» . . . vous trouverez ce développement, la manière de poème en prose que Rops consacre aux tziganes et à leur musique dans l'étude d'Eugène Demolder sur Félicien Rops {Trois Contemporains); à le lire, on comprend que Félicien Rops soit cet homme à qui on demandait un jour quel était le summum du bonheur humain, et qui répondait «Recevoir une belle commande et ne point y satisfaire», il était surtout épris de caprice et de liberté, et de cette perfection dans l'art qu'on atteint qu'en étant libre. «J'ai eu du talent, a dit Baudelaire . . . parce que j'ai eu des loisirs.»