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CHAPITRE IV

paroles ! interrompit la sœur Geneviève avec effroi ; vous êtes dans la maison du Seigneur, à quelques pas de son tabernacle...

— II est vrai... ne me punissez pas , mon Dieu ! je me soumets, que votre volonté soit faite ! murmura mademoiselle de Cliameroy en baissant la tète avec un geste d'abattement plutôt que de résignation.

L'arrivée de la mère Madeleine rompit cet entretien ; à l'aspect de la sœur Geneviève, elle fronça légèrement le sourcil , et dit d'un air de sévérité indulgente :

— N'avez-vous pas entendu la cloche, ma chère fille? La communauté est déjà à l'ouvroir. Allez, et, en faisant votre tâche, dites mentalement dix Paler et dix Ave Maria, pour avoir manqué à la sainte obéissance.

Puis, se tournant vers mademoiselle de Chameroy, elle ajouta ;

— Vous, ma chère enfant, préparez-vous à vous rendre au parloir. Vous avez à vous acquitter d'un dernier devoir envers le monde ;

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il faut que vous demandiez à votre tuteur, M. le baron de Favras, son consentement pour prendre le voile , et que vous lui témoigniez votre désir qu'il assiste à la cérémonie. Je l'ai fait prier de venir aujourd'hui à cet effet, et tantôt vous le verrez à la grille.

— Oui, ma chère mère, répondit mademoiselle de Chameroy avec une passive soumission.

Il y avait des années qu'elle n'avait aperçu le visage de ce vieux tuteur, qui, après avoir remis entre les mains de la supérieure la petite dot des deux sœurs, ne s'était plus occupé de leur avenir, et elle jugeait avec raison qu'il avait oublié à peu près leur existence.

La mère Madeleine reconduisit mademoiselle de Chameroy jusqu'à la cellule solitaire où elle était en retraite, ensuite elle se rendit au petit parloir. Le père Boinet y entrait en ce moment.

— Eh bien ! mon révérend père, s'écria la mère Madeleine , quel est le résultat de la

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