‹ Félix Le DantecChapitre 3 sur 9 · Science et conscience, Flammarion, 1908 (Préface · texte numérisé non relu

Science et conscience, Flammarion, 1908 (Préface

dédiant son livre Science et conscience, a Le moment est venu pour moi de rentrer au laboratoire et de reprendre pied dans la réalité en m’appliquant à des études de détail. » Ses réflexions sur la pathologie \ et en particulier sur le problème du cancer, l’avaient amené à des théories qui lui paraissaient susceptibles d’élégantes vérifications expérimentales. Cette résolution de revenir au laboratoire était assurément sincère; mais il n’arriva pas à la mettre à exécution ; de nouveau il fut emporté par son

tempérament de dialecticien, et continua à écrire de nouveaux livres.

Le Danteg devait être tout naturellement amené, par le développement de ses réflexions philosophiques, à envisager les phénomènes psychologiques et les phénomènes sociaux; il le fit sans se départir de son point de vue mécaniste ni de son implacable rigueur de logicien. Les phénomènes les plus simples de la vie élémentaire, les phénomènes physiques eux-mêmes, s’accompagnent peutêtre, de quelque chose qui est le rudiment lointain de celte conscience par laquelle les organismes supérieurs sont immédiatement renseignés sur ce qui se passe en eux; mais, même au degré éminent qu’elle atteint chez l’homme, la conscience n’est qu’un épiphénomène négligeable; elle ne doit intervenir en rien dans la narration scientifique que nous devons chercher à donner des phénomènes que nous étudions. La conscience n’intervient pas dans le déterminisme des échanges matériels, des équations chimiques en lesquelles se résume la vie; elle n’a pas de-valeur mécanique : elle n’est « pas même un reflet », fait-il dire à son porte-parole M. Mesure; « au point de vue objectif, un reflet est quelque chose; la conscience n’est rien. Nous ne connaissons aucune propriété objective qui ne joue un rôle dans l’équilibre universel; nous ne pouvons donc comparer à, aucune de

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