‹ Feminisme et christianisme. --Chapitre 11 sur 40 · Amour et mariage, p · texte numérisé non relu

Amour et mariage, p

de moyen terme entre lui et le reste du règne animal* ». Cette doctriae-là est abominablo: elle fait voir où l'on en peut venir quand TÉvai. g-ile, consciemment ou non, ne vous guide plus, et c'est une belle leçon à l'adresse du féminisme anticlérical.

Non, la femme est personne par elle-mêm<^ non par l'homme. Elle n'est point faite pour l'homme; elle a une destinée à soi, et pour la même raison elle n'est pas faite pour la famille, en ce sens qu'elle n'aurait de raison d'être que de procréer et d'élever des enfants. Au contraire, en ce sens-là, la famille est faite pour elJ( comme elle est faite pour l'homme, toute institution humaine fonctionnant, ainsi que nous l'avons dit tant de fois, au bénéfice de l'individu, qui seul est une valeur absolue et définitive -.

Si l'on disait que la femme n'est faite que pour être mère, pourquoi ne dirait-on pas que l'homme n'est fait que pour être père ? Il est des féministes qui le prétendent et qui volontiers feraient de l'homme le prince consort de la royauté féminine. On les ridiculise facilement, mais ne fuyons pas un ridicule au profit d'un autre. Il n'y a pas dans l'être humain que le sexe; il y a la personnalité, qui doit repousser toute absorption, même dans l'union la plus complète. L'Écriture n'at-elle pas dit, visant précisément cette union et légiférant pour elle : « Ils seront deux dans une seule chair »? L'être doit se perpétuer; mais il

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