‹ Feminisme et christianisme. --Chapitre 7 sur 40 · s. Jean. Épitre I, cap. ly, y · texte numérisé non relu

s. Jean. Épitre I, cap. ly, y

ces chrétiens! » C'est que la femme, au sortir de l'atmospbère « sans cœur » du pag-anisme*, se réchauffait délicieusenicnt au doux soleil de l'Évangile naissant. Elle goûtait les immortelles, mais aussi les temporelles espérances, sachant que pour le chrétien, le temps et l'éternité se confondent, et elle éprouvait en sou cœur des élans sublimes : en haut vers les avenirs surhumains; à niveau vers toutes les tâches fraternelles.

Plus tard, bien des contingences historiques pourront venir contrarier l'élan donné par le christianisme ; mais il sera toujours manifeste que la situation est changée; que la femme ne peut plus redevenir esclave.

Au moyen âge, comme contre-poids au despotisme féodal, la chevalerie apparaît, et c'est l'Église chrétienne qui, s'emparant de cet instrument, le plie à servir la moralité en faveur des faibles. La femme, ne pouvant obtenir le droit, dans une société trop livrée encore à la force, obtient du moins ce qui doit lui suffire longtemps : la faveur et les ferventes adorations. De ces dernières, le culte de la Vierge est le garant; d'aucuns diraient le symbole, mais un symbole a tôt fait de devenir une source. Il est indubitable que le culte de « Madame Marie » a influé grandement sur la chevalerie et par suite sur le sort moral de la femme. Les respects attendris pour la Vierge-mère ont rejailli sur ses sœurs. On ne

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