‹ Femme, ou sabre (The trail of the sword) [microforme]Chapitre 2 sur 55 · QUATRIEME EPOQUE · texte numérisé non relu

QUATRIEME EPOQUE

CHAPITRE. PAGE XIX.—LA vorx pu sana . , ‘ ‘ ‘ é - 225 XX.—UN TRAQUENARD P ‘ P ‘ ‘ . 248 | XXI.—EN Mission DE pAIx À : ; . . 254 XXIL.—DE CHARYBDE EN SCYLLA ! ‘ ‘ P . 266 XXI1iI.—Av B0RD DU MALHEUR > ‘ P ‘ ‘ + 270 XXIV.—Eptes av FOURREAU , ‘ ‘ , ‘ . 275

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Premicre Epoque CHAPITPE I ENVOYÉ EXTRAORDINAIRE

Par une après-midi d'été, un jeune homme de haute stature et de bonne mine, s’urrêtait en plein New-York et demandait le chemin de la résidence du gouverneur, Minces ne furent pas la euriosité qu'il provoqua et l’étonnement qu’il produisit une fois en présence de celui-ci, On l'avait annoncé comme envoyé de Québec,

— Encore quelqu’insolence du comte de Frontenac, s'était écrié le vieux Richard Nicholls, en donnant un coup de poing sur la table.

Pendant quelques minutes, il se consulta avec le personnage qui était avec lui dans la pièce,

— Faites entrer ce monsieur-là, dit-il enfin.

Dans l’antichambre, l’envoyé de Québec était occupé à enlever avec un fichu la poussière de ses grandes guctres. Il n'avait pas plus de dix-auit ans, et sur sa

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, figure c’était à peine si l’on pouvait découvrir un brin de moustache ; mais il était droit de taille ; sa désinvolture était aisée ; son air d'assurance, son regard vif et percant, sa bouche un peu grande mais ferme, tout cela prêtait à sa personne un air mâle, tout à fait en harmonie avec la mission dont il était chargé. On l’avait laissé seul, et son premier mouvement avait été de pirouetter sur ses talons et d'examiner la place d’un coup dil rapide, Ce fut un mouvement pour ainsi dire mécanique, qui ne trahissait ni crainte ni intention d'espionnage. Sur l'arc de ses lèvres, dans ses yeux de temps à autre demi-clos, se réflétait un air un peu gouaileur, particulier aux gens d'âge mûr plutôt qu’aux adolescents ; déjà même au dix-septieme siècle, les jeunes gens se prenaient parfois au sérieux.

Au moment où il contemplait par la porte toute grande ouverte la radieuse journée qu’il faisait, une jeune fille parut au milieu de tout ce soleil, fit de la main en riant un geste à quelqu'un au loin, et entra dans la maison, D'abord, elle ne vit pas le jeune homme ; ses regards étaient restés fixés du côté d’où elle était venue. Le jeune homme ne put deviner où elle regardait ; le fait, d’ailleurs, ne piqua pas non plus sa curiosité. Jeune comme il était, il était plutôt disposé à se laisser absorber par un joli coup d'œil. Il y avait une grâce délicieuse dans les mouvements de la jeune fille, quelque chose de savoureusement piquant dans les contours de sa nuque, une réserve charmante dans tous ses gestes, Pour lui qui venait de quitter la rude

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