‹ Femmes Arabes avant et depuis l'IslamismeChapitre 17 sur 36 · JI · texte numérisé non relu

JI

WWIII

Valeur portique de KhansA.- Cette valeur comparro a celle de l.avla. pas Cha h* «1 le kalife Abd el-Mélik. - Arabie dégénérée.

La légende do Khansà, comme nous venons de le voir, n'a rien de pittoresque en événements, n'a pas de péripéties ; mais elle retrace un type imposant, la physionomie féminine la plus poétique de l'Arabie avant et depuis l'islamisme. Les poètes les plus distingués ont, dès les premiers siècles de la foi, reconnu Khansà comme le coryphée de la poésie féminine du paganisme arabe. Daus une de ces assemblées littéraires, de ces causeries académiques qu'avaient établies chez lui le kalife Abd el-Mélik (il régna de 685 à 705 de J.-C, juste un siècle avant Hàroûn-el-Rachidt, il demanda au poète Cha'by : « Quelle fut la femme poète la plus remarquable du paganisme ? — Prince, répondit Cha'by, c'est KhansA. — Pourquoi lui accordes-tu le premier rang ? — N'est-ce pas elle qui a dit :

« Les femmes qui accompagnaient le brancard de mon frère et s'empressaient à sa suite, s'écriaient : * Malheur! Sakhr n'est plus ?

« Que ne sont-ils morts au berceau ceux qui plus tard devaient le conduire à sa demeure dernière ! Oh ! quel homme vertueux et noble ils portaient au tombeau ! •

— Mais, reprit Abd el-Mélik, peut-être est-elle plus poète encore celle qui a dit :

« Il a les flancs desséchés et grêles, un vêtement usé, une chemise en lambeaux ; il n'a pour se couvrir et se cacher que les voiles de la nuit.

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< Après le jour, pendant le jour, (>arloul on craint sa rencontre ; et même quand il n'est pas dans ses courses audacieuses, on est encore en alarmes. *

Je viens de le dire, Cha'by, que ces vers d une femme, Laj la; me semblent préférables à ceux de Khansâ. Ce jugement-là l'est peut-être pénible à entendre. » Cha'by n'insista pas. Du reste le kalife témoignait une grande déférence à Cha'by ; ce poète était chaque jour au palais. « J'y entrais le premier, dit-il, et j'en sortais le dernier. Le kalife m'assigna une pension annuelle de deux mille dinar ou deniers d'or. Il en lixa autant à vingt individus, tant de mes enfants que de ma famille, à chacun deux mille dinar. , >

Malgré le jugement du kalife, il est évident que Cha'by donnait la préférence à Khansâ, à la vigueur de son expression, à la pensée qui anime le vers, à cette manière archaïque, sévère, serrée, avare «le mots.

Layla est l'amante, la maîtresse de Madjnoùn, deux amants, deux poè'tes, deux musulmans, presque Laure et Pétrarque. Dans le récit des amours plus ou moins platoniques de ces deux héros, que le Persan, le Turk et l'Arabe ont mis en livres, on veut voir un fonds mystique et religieux ; le» transports d'amour, ardeurs naturelles et simples, en apparence, sont, pour beaucoup de gens, des entraînements extatiques, des transports religieux. Du reste, longue est l'histoire de Madjnoùn et de Layla ; leur existence est peut-être problématique, il y a encore parmi les amoureux célèbres, Kaîs fils de Makchoùh, et aussi Kaîs l'amant de Loubnà. Mais nous ne pouvons pas tout raconter ; où trouverions-nous l 'espace ?

Pas plus la poésie de Layla que la poésie de Khansâ, rien plus ne germe et ne s'élève chez les Arabes. Il n'y a plus rien ou à peu près, dans ces déserts autrefois vivants.

Les ondées de la poésie n'y paraissent plus ; les torrents

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de vers y sont perdus. Pâle désert de l'Arabie, qui donc te donnera désormais à boire ? Qui viendra de nouveau guider les caravanes?

• Du limon des vieux jours ta citerne est remplie. » Mais lu seras, tu es, comme le reste du monde, convié au banquet de la vie nouvelle. Seulement nous te demanderons : Quand ton intelligence réveillée, rajeunie, rééclairée, saura-t-elle dire ceci ?

Oui, je suis égarée en mon vide chemin ;

Qui m'apprendra la voie où va le genre humain *.'

T.ar du vieil Orieut la lance est émoussée.

f.e» légende» arranger* pur le» musulman'». — Marie ei Je»u»- — Le* dix preroga livfs île J «"Mi*. - Il crée une chauve-souris. Il reviendra à la fin des temps; »• mariera. Miracle» iju'il feru et qui se feront: cité de S.ilomoo; colrVc tiré du lar de Tilirridde. — Dernier souille frais,

Mous allons passer à l'époque de l'islamisme et voir, toujours par les récits, les indications et les faits qu'ont transmis les écrits arabes eux-mêmes, ce qu'est devenue la femme. Mais auparavant je veux donner l'histoire de la naissance tir Jésus et de la mort de Marie, sa mère; cette petite légende est d'invention musulmane. Ces récits tpii tiennent au domaine de la religion, les musulmans les ont fabriqués comme ils ont eu envie que ce fût ; à l'exemple du Koran, ils n'ont pas écrit les histoires bibliques ou chrétiennes comme elles sont, ils les ont créées, la plupart du temps, de toutes pièces et les ont embellies ou animées de leur imagination. Et puis, toute histoire de femme les enchante ; et pour peu que l'héroïne présente une physionomie aimable, ou douce, ou lou-

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chante, leur légende alors est toujours une émotion, ou une caresse, ou une bénédiction i l).

MARIE ET JKSIS

Voici la parole du Très-Haut dans le Koran <w2i : « Les an^es dirent un jour à Marie : Marie, Dieu te donne la bonne nouvelle de son Verbe ; il aura pour nom le Messie, Jésus lils de Marie, grand dans ce monde et dans l'autre, familier des familiers de Dieu. Dès son berceau, et aussi dans la lorce de l'âge, il parlera aux hommes; il sera au nombre des justes. »

Dieu a accordé à Jésus dix prérogatives ou faveurs que Voici :

Jésus a été engendré sans l'intermédiaire d'un père ; car il est dit : < L'ange Gabriel alla se présenter à Marie, lui souffla sur la poitrine ; ce souille angélique était à peine arrivé à effleurer la peau, que l'enfant s'agita dans le sein de Marie ; et aussitôt une voix partie de Dieu lit entendre ces . mots : « Qui suis-je, ô Jésus? — Tu es Dieu, répondit l'enfant, tu es celui qui est, le seul Dieu ; la miséricorde cl ta science infinies embrassent tout ; lu es le Tout-Puissant. »

Jésus parla dès son berceau, aussi bien qu'il parla dans I âge de la virilité.

Dieu donna le saint Livre à Jésus, et Jésus l'apprit de mémoire, dans le giron de Marie ; dès le giron de sa mère, Jésus enseignait le Livre saint aux hommes et les hommes en écoutaient le récit.

I, La Ifgendc «le Marie est extraite du manuscrit arabe KWfl île la bitdiolhi-que impériale, supplément, folio M. C« manuscrit présente I'atis suivant, à la paye <|ui porte le titre du I i > re : ■ Quiconque lit ce livre, ne doit pas fumer pendant tout le temps de sa lecture; on ne doit pas fumer non plus dan* une réunion on on lit le miradj ou ascension de M.ihom» t au\ deux, u

'2> Chap. III, verset* Ul «<l Jl. — Vuve/ au Ki.rnn, p»ur toute» le indications relative» a Jésus et .1 Marie, le* chapitre» i.X i ... % 10. Ht. il, il, in. »• *». W. C. ..7.1.1

AVANT I.TSI.AMlSMi:

Jésus guérissait les aveugles de naissance el les lépreux. Jésus ressuscitait les morts.

Jésus pétrit avec de la bon* une ligure de volatile ; puis souilla dessus ; et l'image prit vie et s'envola. Voici la tradition. Jésus dit un jour h de jeunes garçons avec lesquels il était : « Quelle figure ou image voulez-vous que je vous pétrisse avec de la boue? — Fais-nous une chauve-souris ; car c'est la plus singulière «les créatures vivantes ; la chauve-souris, chose étonnante ! n'a pas d'os. » Jésus prit une poignée de terre, cracha dessus, et dit à ce bol informe: * Par la volonté de Dieu, aie des ailes. * Kt soudain ce fut une chauvesouris qui s'échappa à plein vol, comme les enfants l'avaient demandé.

Jésus mena une vie austère el sainte. Il portait les rudes vêtements de laine velue ; prenait la pierre pour oreiller ; ne s'éclairait la nuit que de la lumière de la lune : avait un hanap fruste qui lui servait pour boire de l'eau et pour s'abluer. Une fois, il remarqua près d'un cours d'eau un homme qui buvait dans sa maiu. Ce que voyant, Jésus se dit : . 0 Jésus, cet homme-là est plus austère et plus simple que toi. • Et Jésus jeta son hanap et le brisa. Un jour le fils de Marie traversait la plaine. Le soleil le brillait ; la chaleur était écrasante ; Jésus aperçoit une lente «l'une vieille femme. Il va s'asseoir ii l'ombre de la tenle. La vieille sort et le chasse. Il se lève en souriant doucement. * Pauvre femme, lui dit-il, qui es-lu pour ne pas me laisser un abri ? Va ! celui qui ne veut pas que j'aie de joie sur cette terre, celui-là est mon abri. »

Jésus a eu le lot suprême dans le inonde ; Dieu partagea les mérites en dix parts, en donna une pour tous les hommes et en donna neuf au lils de Marie.

Jésus fut enlevé au ciel.

Jésus redescendra du ciel a la lin des temps.

Le Prophète arabe a dit : « A la lin des temps, Jésus descendra du ciel, dès l'aube du jour; il sera au milieu de deux draperies aux couleurs doré% du safran ; son corps sera éblouissant de blancheur; sa chevelure rousse lui sera arrangée cl séparée sur la tête par une ligne de séparation comme si de ses cheveux coulaient des huiles parfumées; il portera un bournous ; il tiendra une lance à la main ; et il brisera la croix cl il lucra le pourceau. Devant Jésus, Dieu exterminera l'Antéchrist ; cl l'abondance florin ; loul poison et loul mal disparaîtront; les sept dormants sortiront de leur caverne, et, envoyés alors par l'ordre de Dieu, ils ironl a la conquête du monde avec le fils de Marie. Oui, Jésus établira la paix et l'harmonie sur la terre ; et le lion viendra paître avec les chameaux, la panthère avec les bœufs, le loup avec les moutons; et les enfants joueront avec les serpents et les vipères. Oui, Jésus se mariera dans le pays de Madian, avec une fille d'une tribu des Arabes Rassânides (ou Béni Rassân). afin que les insensés qui ont calomnié le prophète Jésus fils de Marie, sachent qu'il élail enfant des hommes, serviteur de Dieu, sujet aux besoins de la nature humaine, qu'il mangeait comme les aulres hommes, qu'il doit, comme eux, s'unir a la femme par la voie que Dieu a instituée. Jésus accomplira sa visite pieuse aux lieux saints de la Mekke, avec un cortège de soixante-dix mille hommes, donl feront parlie les gens de la caverne. Il extraira les vieilles écritures de la caverne d'Aniioche, afin d'asseoir là 'son autorité par le Pentateuque sur les peuples ou hommes du Pentateuque, par l'Evangile sur les hommes de l'Evangile, par les psaumes sur les hommes des psaumes, par le Koran ou livre de la distinction du bien et du mal, sur les hommes du Koran et de la science du bien el du mal. »

Et Dieu fera réapparaître la ville merveilleuse que les djinn avaient édifiée pour Salomon, qu'ils avaient construite en al-

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lernanl dans les murs une brique d'or et une brique d'argent. Quand mourut Salomon, Dieu déchaîna les vents sur le désert, et les vents précipitèrent les^uragans de sable qui engloutirent cette cite. La ville retrouvée, Jésus la partagera aux musulmans.

Pour Jésus encore, Dieu fera sortir du lac de Tibériade le coffre ou arche du sanctuaire ou du saint des saints, que la volonté éternelle lui a ordonné d'y jeter, et qui renferme les restes de ce que laissèrent les familles de Moïse et d'Aron, un morceau des tables de la loi, la baguette de Moïse, la capuche d'Aron, dix &d ou mesures de manne, des débris et reliefs de cailles, toutes choses qu'avaient conservées les entants d'Israël pour les hommes do l'avenir. C'est par la sainte vertu de celte arche sainte (ou arche d'alliance), que Jésus, comme on faisait dans les siècles anciens, invoquera le secours des cieux contre ses ennemis. Puis encore, Jésus portera la foi islamique à toutes les plages du monde, de l'Orient à l'Occident, du Midi au Septentrion. Les années que vivra alors Jésus seront comme des mois, le mois sera comme une semaine, la semaine comme un jour, le jour comme une heure. Puis s'élèvera un souille frais, jaune, plus doux que la soie, plus embaumé que le musc, et il emportera l'âme de Jésus et les âmes de tous les musulmans qui se trouveront sur la terre ; il n'y en restera plus un seul.

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Suile. — Conception et nai»diire de Je*u*. - Le «laUitr el la «ource d'eau vhe. A *on premier jour, Jésus prêche. - Il grandit. Dieu le réconforte.

Dans le temps que Marie servait an temple, cl avant la visite miraculeuse de l'ange, on disait a cette sainte femme : « Ne veux-tu donc pas te marier? — Non, non, répondaitelle. — Pourquoi? — Ma bouche est toute occupée a glorifier et à adorer mon Dieu ; mon corps est tout occupé à servir mon Dieu. Si je me mariais j'occuperais ma bouche a parler à mon mari ; j'occuperais mon corps pour mon mari ; j'occuperais mon cœur à aimer mon mari. Je préfère mon Dieu. Marie avait donc renoncé au mariage. Mais, sans époux, Dieu la rendit mère, la combla de ses divines laveurs, lui épargna les soucis et les fatigues de la vie domestique.

Lorsque Marie portait Jésus dans son sein, elle fut visitée par sa sœur, qui la vint saluer dans son oratoire. La sœur de Marie était femme de Zacharie ; elle était enceinte aussi ; elle portail Jean dans ses entrailles. « Marie, dit la sœur à sa sœur, est-ce que lu as quelque chose en ton sein ? — Pourquoi me fais-tu cette question, ma sœur? — C'est que je sens cet enfant que j'ai eu moi qui se prosterne pour celui qui est en toi. Enfants de miracle î enfants du ciel ! »

Quand Marie ressentit les douleurs de l'enfantement, elles persistèrent et se prolongèrent pendant sept jours. A nulle autre femme n'arriva ce qui arriva à Eve el à Marie.

Lorsque Marie donna le jour à son lils. elle élait au pied d'un dattier... El elle se mit à penser à ce que dirait son peuple, aux interprétations qu'on allait appliquer à et'tlc cirrousianro ; p| Marie soupira : ■« Mêlas! que n'ai-jc <vssé de

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vivre avanl ce jourd'hui! que ne suis-je demeurée inconnue, ignorée de tous ! » Lue voix alors lui dit : » Ne l'afflige pas, Marie, ne t'attriste pas ; recueille ton courage, reviens à ta sérénité, prends le calme d'une àme en paix avec soi-même. Ton Dieu te verse les dons de sa munilicence. Secoue la tige du dattier, et la lige laissera tomber pour toi la fraîche «latte dif ciel, le fruit heureux des élus. • Marie secoua le dallier. C'était un dattier âgé de soixante ans, dont la tête n'avait jamais porté fruit. Au simple contact de la main de Marie, la tige soudain alongea ses palmes verdoyantes, se couronna de fruits, offrit ses dattes miraculeuses a manger à Marie, pencha et inclina les grands bras de son feuillage et couvrit de la fraicheur de son ombre la sainte mère du saint prophète enfant. Puis, se mil à sourdre une source d'eau vive, eau limpide et pure. Marie alors mangea des dalles, se réjouit de leur douce saveur, lava ensuite son cher enfant, et l'enveloppa de sa tendresse, de ses veux émus, de sa caresse enivrée.

I^a foule accourut auprès de Marie ; et les langues méchantes étendirent sur elle leurs lissus de blâme, leurs blessantes paroles, les amertumes douloureuses, les reproches qui entrent au cœur et le font souffrir.

Mais voilà que le saint Enfant qui venait de naître, se soulève, s'appuie sur la main droite, porte un coup-dœil d eclair tranquille sur les parleurs, el d'une voix inspirée : « Je suis, moi, dit Jésus, le serviteur du Dieu de l'Éternité. Écoutez î Dieu m'a donné le livre de la révélation ; Dieu m'a créé prophète ; Dieu a mis en moi toutes les bénédictions ; Dieu m'accompagnera de ses miséricordes partout où je serai ; Dieu est mon Dieu. Il m'a ordonné de prier, de faire l'aumône, tanl que j'aurai cette vie. Dieu a béni ma mère ; Dieu a sanctifié ma mère ; Di.'u. par ma voix, proclame I innocence immaculée <lr nia mère ; Dieu m'a crée l'apôTre de la douceur

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et de la mansuétude. Grand est le jour où je nais, grand sera le jour où je prendrai l'œuvre de ma mission divine, grand sera le jour de ma mort. »

La foule étonnée admira ; mais elle ne comprit pas tout te que disaient et annonçaient ces paroles de l'enfantprophetc.

Jésus grandit en sainteté... l'n jour qu'il traversait une plaine dans un pays de la Syrie, survint une pluie torrentielle; le tonnerre gronda ; l'éclair étincela; tout était orage. Jésus cherchait où se réfugier ; cherchait quelque chose qui lui pût être un ahri. Soudain, à peu de distance, une tenu* se dresse d'elle-même, ouvre ses voiles qu'elle étale et qu'elle attache au sol, comme les tentes des hommes. Jésus arrive à la tente ; il y avait une femme. Il s'éloigne ; il se réfugie dans une caverne de la montagne ; il entre et aperçoit un lion. Jésus lui pose la main sur la crinière, et le lion, tranquille, regarde le fils de Marie. « Mon Dieu, dit Jésus, à toute chose et à tout être tu as accordé un refuge, un asile, un lieu de repos. A moi, ne me donnes-tu donc pas aussi un refuge, un lieu de repos ? — Jésus, répondit alors la voix de la Majesté éternelle, c'est auprès de moi, au sein «le ma miséricorde, dans les liras de ma bonté, que tu as ton refuge et ton repos. Je te marierai à la fin du monde à cent bouris aux beaux yeux, cent vierges que pour toi ma volonté a créées, que mes mains ont embellies pour toi. Pour tes noces splendides, je ferai banquet à tes convives pendant une durée de quatre mille années, dont chaque jour aura la durée de la vie que vivra le monde. Et pour convier à cette fête, j'enverrai mon hérault crier de partout : « Pieux ascètes du monde, où êtes-vous ? Où êtes-vous, saints hommes de la terre, hommes des grandes vertus, hommes des grandes piétés ? arrivez, arrivez, Jésus se marie ; assistez aux noces de Jésus. ►

AN \M L ISI. AMISMI.

KM

Suite. — Mort «le Marie. — Jesu» et Marie retire» au Liban. Jésus s absente . I. ange de la mort va a Marie. Retour cl»- Jésus. Marie a cessé de vivre. — Jesti* va chercher secours pour inhumer sa raerc. — Elle est ensevelie par de* houris «t iDhtiméc par deux aune-. - Kilo ressuscite nn moment.

Les livres des traditions racontent ceci :

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