‹ Femmes en couches et nouveau-nés [electronic resource]Chapitre 55 sur 68 · SUBLIMÉ, 25 CENTIGRAMMES · texte numérisé non relu

SUBLIMÉ, 25 CENTIGRAMMES

Pour un lilre d'eau, TOXIQUE

La dose de 25 centigrammes fera courir bien peu de risques d'intoxication. Elle sera néanmoins suffisante en général si les sages-femmes, et elles ne devront pas manquer de le faire, se lavent les mains pendant plusieurs minutes , dans une solution chaude, avec du savon et une brosse, si elles nettoient minutieusement les espaces sous-unguéaux de leurs doigts, et

Laplace. Deut. med. Wochenschrift, 1887, n» 40.

si, en terminant, elles laissent pendant quelques instants leurs mainè plongées dans la solution de sublimé. Elles éviteront^ bien entendu, de les essuyer avec un linge qui ne serait pas absolument propre, lorsqu'elles auront à pratiquer le toucher, à faire une toilette des organes génitaux ou une injection. Les, instruments en verre, en gomme, en caoutchouc durci,, en celluloïde, les vases .émaillés, etc., pourront être plongés, pendant quelque temps, dans une solution de sublimé et deviendront ainsi antiseptiques ; les quelques, instruments en métal dont les sages-femmes font usage, les ciseaux et l'insufflateur, ne pouvant séjourner longtemps dans les sels de mercure, on les. rend aseptiques en les faisant bouillir dans de l'eau pendant quelques minutes.

Yotre Commission a pensé que l'emploi de ces paquets contenant 25 centigrammes de sublimé, un gramme d'acide tartrique et un peu de. matière colorante, constituait un moyen très simple et très peu coûteux pour pratiquer l'antisepsie, et ce moyen est en même temps de beaucoup le plus éconor mique.

Les sages-femmes ne prépareront ainsi leurs solutions qu'au moment même oii elles en auront, besoin ; obligées de mettre dans un litre d'eau tout le paquet qui vient d'être ouvert, elles n'auront pas l'illusion de l'antisepsie, comme quand elles se bornent à jeter quelques gouttes d'acide phénique dans le vase rempli de liquide ; la coloration rosée empêchera toute confusion; enfin, les solutions étant utilisées tout de suite, et n'étant pas conservées, les personnes de l'entourage ne courront aucun risque.

M. le Ministre de l'Intérieur, ayant demandé à l'Académie^ « s'il- ne conviendrait pas d'autoriser, par dérogation aux principes de l'ordonnance du 29 octobre 1846, les pharmaciens à vendre des substances antiseptiques aux sages-femmes pourvues d'un diplôme », votre Commission vous propose de répondre :

Il est indispensable de permettre aux sages-femmes l'emploi de substances qui peuvent empêcher la propagation des maladies puerpérales.

Pour plus de simplicité et pour éviter les erreurs, les sages-femmes ne devront recourir qu'à un seul antiseptique, dont la dose sera toujours la même.

Il faut donc autoriser les pharmaciens à leur délivrer des paquets de sublimé ainsi composés :

Sublimé corrosif. 0 gr. 25 centigr.

Acide tar trique 1

Ruuge de Bordeaux . ^ —001 milligr.

Sur chaque paquet qui, conformément à la loi, portera une étiquette rouge, seront imprimés ou écrits ces mots :

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