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Les conditions particulières dans lesquelles nous nous trouvions au milieu d'un hôpital général, l'admission immédiate à la salle d'accouchements de toutes les femmes en travail, quelles que soient les raisons qui les aient amenées dans un autre service de la Charité, nous expliquent la mortalité générale. Mais on voit que la mortalité par infection contractée à l'hôpital était réduite presque au minimum.
Ce n'est pas cette statistique qui nous a fait demander l'organisation d'une nouvelle Maternité. Certes, il y avait des défectuosités, mais grâce à l'antisepsie sévèrement faite, à l'emploi du sublimé surtout et à un personnel dévoué, nous avons obtenu d'excellents résultats.
Les raisons sont tout autres. M. Peyron, Directeur général de l'Assistance publique, dans un rapport qu'il fit à propos de l'Exposition de 1889, a dit : « Le service des accouchements, chez les sages-femmes de la ville, a été organisé il y a quelques années, afin d'empêcher l'agglomération, dans les hôpitaux, d'un trop grand nombre de femmes accouchées et
(l'éviter ainsi les dangers des affeclions contagieuses puerpérales qui, autrefois, s'étaient déclarées dans certains services. Par suite de l'application de la méthode antiseptique, ce danger n'est plus à craindre aujourd'hui ; aussi l'adminislration a-t-elle résolu de créer de nouvelles maternités, en même teaips qu'elle restreindrait peu à peu le service des accouchements en ville. Nous ajouterons que la réalisation de cette mesure aurait pour conséquence une économie notable ; un accouchement qui ne coûte en moyenne, à l'hôpital, que 30 francs, revient chez une sage-femme agréée à 69 francs. )> II y a donc un gros intérêt pour l'administration, une économie considérable à créer des services d'accouchements.
D'ailleurs, si les femmes trouvent à l'hôpital des soins très attentifs, les enfants surtout y peuvent être mieux soignés que chez les sages-femmes agréées : s'ils viennent chélifs, petits, avant terme, ils sont placés dans des couveuses, nourris à la cuiller, gavés, etc., ce qu'on ne peut que difficilement obtenir chez les sages-femmes. Ajoutons que d'autres raisons, d'ordre scientifique, nous ont fait demander la création d'une nouvelle Maternité. Enfin, le nombre d'étudiants qui désiraient suivre notre service était parfois trop considérable pour le petit nombre de femmes que nous pouvions recevoir.
En 1888, les sœurs ayant quitté la Charité, le bâtiment qu'elles occupaient au fond du jardin est devenu libre. Les médecins et les chirurgiens qui se trouvaient alors à l'hôpital furent invités à le visiter, mais il ne leur sembla pas qu'il fût possible pour eux d'en tirer parti. Après l'avoir examiné avec soin, j'ai pensé qu'en y ajoutant un bâtiment nouveau, on pourrait installer économiquement une Maternité. Des plans furent faits ; je me suis mis en rapport avec l'architecte de l'administration, homme déjà âgé, près de prendre sa retraite et d'une activité des plus modérées. Malgré plusieurs visites que je fis personnellement chez lui, nous eûmes beaucoup de peine à arriver à une entente. Ses pians furent rejetés par le Conseil de surveillance et avec raison, car ils étaient insuf-
fisanls. Convaincu qu'il était possible de réussir mieux, je poursuivis mes recherches et fis ce que font quelquefois les malades : je résolus de demander une consultation à un architecte de la ville. M. Peyron m'y autorisa et m'indiqua môme un architecte qui vint avec moi à la Charité. Avec son concours, qui ne m'a jamais fait défaut, j'arrivai à établir un nouveau projet de Maternité. Ce "projet eut l'approbation du Conseil de surveillance et du Directeur général de l'Assistance publique. Le Conseil municipal donna 130.000 francs pris sur le pari mutuel, et grâce au zèle de mon collaborateur, M. Belouet, le service fut rapidement installé. J'ajouterai que si on lient compte des réductions qui ont été la conséquence des adjudications, ce crédit est loin, bien loin, d'avoir été atteint.
J'aurais évidemment pu demander la construction d'une Maternité complètement neuve ; mais la somme à dépenser eut dû être considérable, et qui sait combien de temps il eût fallu pour faire aboutir le projet? Une transformation pouvait, au contraire, être exécutée rapidement et ne coûter que peu d'argent.
Yoici comment a été organisé le service.
A côté du bâtiment de la communauté, sur la droite, se trouvait un jardin ; c'est dans ce jardin qu'a été construit le bâtiment nouveau.
Les dispositions générales ont été prises de façon à affecter exclusivement aux malades cette construction nouvelle, qui a pu être établie de façon à satisfaire aux exigences hygiéniques les plus rigoureuses.
Par contre, on a aménagé dans le bâtiment de l'ancienne communauté, au rez-de-chaussée, les services de consultation et d'enseignement et les laboratoires. Ces salles sont sans oommunication aucune avec le service des malades.
On a consacré aux femmes en couches et enceintes le premier et le deuxième étage, dont les localités, grâce à quelques
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modifications, ont pu se prêter facilement à ces nouvelles destinations. Le troisième étage a été aménagé en logements pour les sages-femmes du service, pour la surveillance et les nourrices. Sous les combles se trouvent des chambrettes pour les infirmières qui échappent ainsi aux promiscuités inévitables dans un dortoir.
Un ascenseur de grande surface dessert tous les étages, y compris l'étage souterrain.
Enfin, un chemin pavé et en pente régulière conduit aux chemins pavés de l'établissement, de telle sorte qu'une voiture peut amener, à l'occasion, une malade jusqu'à l'entrée même du service.
Tel est l'aperçu général de la Maternité ; je vais maintenant vous en faire la description détaillée.
Etage souterrain. — On y accède par un escalier situé dans la cour. Dans cette cour est une trappe par laquelle se fait le service du combustible et du linge sale, l'escalier ne devant exclusivement servir qu'au personnel.
A cet étage, on trouve : 1° dans le bâtiment neuf, une « grande cave oii est le calorifère et où sera déposé le combustible ; une cave fermée pour l'ascenseur ; un caveau, dont les parois sont enduites de ciment, pour le dépôt du linge sale qui y sera descendu par l'ascenseur; 2° dans le bâtiment' vieux, des caves et caveaux sans destination spéciale. Toutes ces caves sont éclairées au gaz.
Rez-de-chaussée (Voyez fig. 141). — Dans la construction neuve est le service d'accouchements proprement dit : on y trouve, ouvrant directement sur le jardin, un vestibule d'entrée donnant accès à :
4° La salle d'accouchements, contenant quatre lits, d'une surface de 86"°, 3 52, éclairée par cinq croisées ayant chacun*-; 2,80 X 1,20. A cette salle et communiquant avec elle par une vaste baie sans porte, est annexée une petite salle renfermant
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un lavabo à quatre places, à robinets d'eau chaude et froide e une pierre d'évier.
Fig. 141.
Nouveau service d'accoucliemcnls de l'hôpilal de la Charité à Paris. En haut, rez-de-chaussée ; en bas, premier étage.
Le chauffage d'eau alimente aussi un robinet placé au-dessous d'un poste d'eau servant au remplissage des baignoires des nouveau-nés. Cet appareil est chauffé par le gaz. En
outre, dans celLe salle est la crèche pour nettoyer et habiller les enfants, puis deux barillets recevant l'eau d'un filtre Pasteur, un vidoir ovale en grès émaillé avec réservoir de chasse, et enfin une étuve chauffe-linge à gaz.
2° Le poste de la surveillance contenant les appareils téléphoniques qui permettent la communication avec le bureau des entrées et avec le réseau général de l'État. Personne ne peut pénétrer dans le service sans passer devant ce poste d'observation.
3° Une salle de bain contenant une baignoire fixe et une baignoire mobile ; dès que les femmes se présentent pour accoucher, on leur fait prendre un bain. L'eau chaude est fournie par le fourneau d'office du deuxième étage.
4° Un cabinet d'aisances avec appareil sanitaire et réservoir de chasse. Ce réservoir est commandé par une chaînette actionnée par la serrure de la porte d'entrée, de telle façon que la chasse d'eau se fait dans l'appareil au moment où l'on ouvre la porte pour sortir et non autrement. La vidange des cabinets et toutes les eaux sales vont à l'égout.
5° Une pièce donnant accès sur la cour et renfermant une boîte pour le linge sale. Dans cette pièce, et séparé par une cloison, est un emplacement réservé à l'examen, des placentas ; il s'y trouve une table en marbre et un vidoir avec réservoir de chasse comme le précédent.
C'est dans cette pièce que le chef de service vient examiner, le matin, les placentas, les fœtus macérés, etc., recueiUis pendant les vingt-quatre heures. Le vidoir et la table d'examen sont éloignés des murs de quelques centimètres; près d'eux, les murs sont revêtus de carreaux de faïence.
6° L'ascenseur.
1° L'escalier conduisant aux étages supérieurs.
Le rez-de-chaussée du vieux bâtiment est la partie exclusivement réservée à l'enseignement. Il comprend :
Un couloir de communication avec porte exclusivement
réservée au chef de service. Cette porte est laissée constamment fermée.
Une salle de garde, avec deux lits relevés chacun dans une armoire pendant le jour et sur lesquels peuvent reposer, la nuit, les étudiants de garde. Dans cette salle sont faits les cours théoriques.
Une salle d'attente pour l'examen des femmes qui se présentent dans la journée et dans la nuit pour accoucher. Attenant à cette pièce, des cabinets d'aisances ; à proximité, se trouve un autre cabinet pour les élèves de garde, ces cabinets sont du même système que les précédents ; un vestibule d'entrée; un lavabo-vestiaire; une salle pour un musée; le cabinet du chef de service.
Enfin, tout à fait à gauche du rez-de-chaussée, sont des laboratoires d'histologie, de microbiologie, de chimie.
Ces trois parties consacrées à la salle d'accouchements, à l'enseignement, aux laboratoires,, sont, je le répète, totalement séparées les unes des autres. La première seule communique avec le service des malades.
Premier étage (Voyez fîg. 141). — On y accède par l'escalier et l'ascenseur. Il est réservé tout entier aux femmes en couches. Les dispositions sont les mêmes dans le bâtiment neuf qu'à l'étage durez-de-chaussée. La grande salle contient sept lits, elle est de même surface et de même cube (soit oO mètres cubes par malade). .
Elle est éclairée par six fenêtres de mêmes dimensions que les précédentes.
A proximité, sont deux pièces, une pour l'interne du service, l'autre pour les moniteurs. Ouvrant sur le vestibule, est la pièce renfermant deux cabinets d'aisances, un vidoir et la boîte à linge sale.
Dans le vieux bâtiment, on trouve une salle de change pour les enfants, avec cheminée et poste d'eau chaude et froide. L'eau est chauffée par le fourneau de l'office placé au-dessus.
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Quatre pièces communiquant entre elles, d'une surface totale de 139 mètres, renferment quatorze lits pour femmes en couches. Le cube d air est 463 mètres cubes, soit 33 mètres cubes par lit. Ces pièces sont éclairées par neuf fenêtres de 2,70 X 1,30.
Deuxième étage ÇVojez fig. 142). — Dans le bâtiment neuf, les dispositions sont identiques à celles du premier étage. C'est laque se trouvent l'office et la lingerie. Le fourneau d'office, allumé nuit et jour, échautTe l'eau d'un réservoir contenant l'^^SOO, qui fournit l'eau chaude aux bains et à la salle de change des enfants.
Dans le vieux bâtiment, deux chambres communiquant entre elles, d'une surface totale de 43^,60, renferment six femmes en couches. Elles sont éclairées par quatre fenêtres de chaque 2,70 X 1,30.
Le reste de l'étage comprend, dans deux pièces, dix lits pour les femmes enceintes. Cinq fenêtres éclairent ces pièces.
A proximité est une autre pièce avec poste d'eau, où les femmes enceintes trouvent de quoi faire leur toilette le matin. -Dans la journée, elle leur sert de salle de réunion et de réfectoire.
Troisiè77ie élage (Voyez fîg, 142). — Dans le bâtiment neuf, sur l'emplacement occupé dans les étages inférieurs par les grandes salles, est le service cVisolement, comprenant trois chambres à un lit et une chambre à deux lits éclairées chacune par une fenêtre. En moyenne, chaque malade peut disposer de 35 mètres cubes d'air. Ces chambres sont desservies par un corridor de 2 mètres de largeur, éclairé et aéré par trois lanternes et sur lequel s'ouvrent l'office et la chambre de la nourrice.
Sur le vestibule, s'ouvre une petite salle d'opérations avec lavabo, étuve chauire-linge, éclairage, etc. C'est dans cette salle que doivent être immédiatement conduites les femmes apportées infectées du dehors et non encore accouchées. L'ascenseur les y transporte directement. Enfin un vidoir et
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un cabinet d'aisances complètent ce service qui est absolument isolé, la porte de communication -ne devant servir qu'au • personnel spécial qui lui est affecté.
Fig. 142.
Nouveau sei-viee d'accouchements de l'hôpital de la Chante à Paris. En haut deuxième étage ; en bas troisième étage. '
Dans le vieux bâtiment se trouvent les logements des sages-femmes, de la surveillante et des nourrices. Les waterclosets sont dans le bâtiment neuf.
J'ajoule que le personnel, qui habite la partie la plus défec- • tueuse de l'ancienne communauté, se contente très volontiers des logements qui lui ont été attribués.
Quatrième étage. — Sous les combles, ont été aménagées des chambrettes pour les infirmières. Il y a aussi des waterclosets pour cet étage.
Chauffage. — Le chauffage du bâtiment neuf est assuré par un calorifère à air chaud de système ordinaire et dont la surface de chauffe a été calculée à raison de i ,00 par J 00 mètres cubes d'air chauffé.
Dans les grandes salles, où l'on a dû multiplier les fenêtres au détriment des trumeaux, les conduits de chaleur ont été rejetés sur le mur mitoyen.
Pour éviter les saillies de ces tuyaux, une cloison a été établie en avant de ce mur mitoyen et au nu des tuyaux. De celle façon, dans les étages inférieurs surtout, on obtient au passage des tuyaux une sorte de chauffage supplémentaire par les parois.
Chaque grande salle est chauffée par trois bouches de chaleur et une cheminée qui joue le rôle de ventilateur et égaie l'aspect de la salle.
Au rez-de-chaussée, une des bouches peut chauffer l'annexe de la salle d'accouchement, ainsi que la salle de garde et le grand escalier.
Les vestibules, à chaque étage, ont une bouche de chaleur.
Le corridor du service d'isolementt chauffées par deux bouches de chaleur. Les chambres sont chauffées chacune par une cheminée qui assure à ces pièces une ventilation effective.
Toutes les localités de l'ancien bâtiment sont chauffées par des poêles ou des cheminaes ; l'établissement d'un calorifère n'ayant pas été jugé possible sans une augmentation sensible de la dépense, tous les planchers de ce bâtiment étant en bgis.
Aération. — Le renouvellement de l'air doit se faire par les fenêtres et impostes. Cependant, dans le bâtiment neuf (grandes salles) on a profilé des vides existant entre les
tuyaux (le chaleur pour y placer des conduits de ventilation, qui débouchent au nombre de deux par salle à la hauteur des plafonds.
Ces orifices sont munis de registres permettant de régler l'évacuation de l'air vicié.
Angles arrondis. — Tous les angles horizontaux et verticaux des murs, aussi bien dans le bâtiment vieux que dans le bâtiment neuf, sont arrondis sur un rayon de 0'",12.
Sols. — Dans le bâtiment neuf, tous les sols sont en parquet de pitch-pin. Ce bois résineux, de fort bonne qualité, a été préféré étant donnés les lavages fréquents que ces parquets doivent subir.
Dans le vieux bâtiment, les parquets ont été raccordés suivant la nature des anciens.
Les pièces des cabinets d'aisances, la salle d'opérations, la salle de bains ont été carrelées en grès cérame sur ciment, ou en mosaïque de marbre sur ciment.
Dans l'annexe de la salle d'accouchements, le sol est en parquet de chêne sur bitume, parce que cet emplacement est dépourvu de caves.
Partout, les murs et planchers sont raccordés par des gorges arrondies de 0^,12 de rayon.
Peinture. — Tous les murs enduits au plâtre sont peints à l'huile à deux couches sur un enduit préalable au mastic à l'huile.
Eau. — Le service d'accouchements est muni d'un filtre Pasteur donnant constamment de l'eau filtrée, soit au service, soit pour la boisson des malades.
Les cabinets d'aisances, bains, vidoirs et offices sont desservis par l'eau de Seine.
Sur la pierre d'évier de l'office est un robinet d'eau de source, ainsi que dans les cuisines du personnel. C'est cette dernière eau qui alimente exclusivement l'annexe de la salle de travail.
Le service est éclairé en entier par des appareils à gaz.
KEMMKS KN COUCIIKS. oc
Dans la salle d'accouchements, au-dessus de chaque lit, est un appareil à réflecteur assez éloigné du lit pour n'être pas incommodant.
Le lit de la salle d'opérations est éclairé par une lampe Wercham et deux appareils à réflecteurs.
Dans un avenir prochain, je l'espère, l'électricité sera installée.
Tel est le service d'accouchements de la Charité.
En résumé, tout le nouveau bâtiment et la meilleure partie de l'ancienne communauté sont attribués aux femmes en couches et aux femmes enceintes. Les parties du vieux bâtiment, qui sont les moins bien installées, ont été consacrées au personnel et à l'enseignement.
Nous rappelons qu'au rez-de-chaussée, les trois parties consacrées à la salle d'accouchements, à l'enseignement des élèves et aux laboratoires sont absolument distinctes. Ces deux dernières n'ont, de plus, aucune communication avec les salles de femmes en couches ; de cette façon, beaucoup de causes d'infection seront évitées.
statistique du service d'accouchements de la Charité d'octobre 1891 au 25 décembre 1894'.
En 1887, M. Budin a donné à la Société de Médecine publique et d'Hygiène professionnelle ^ la statistique des accouchements faits dans son service depuis 1882, époque où furent installés les accoucheurs des hôpitaux.
En octobre 1891, il inaugurait la nouvelle Maternité qui venait d'être organisée à la Charité : les résultats obtenus dans l'ancien service pendant toute la durée de son fonctionnement, malgré les conditions défectueuses dans lesquelles il se trouvait, et la disposition des nouveaux locaux qui répondait mieux aux besoins de l'antisepsie et de l'enseignement, firent l'objet d'une seconde communication à la Société de Médecine publique et de la leçon d'ouverture des cours pour l'année scolaire qui commençait^.
Nous nous bornerons à rappeler que du mois de janvier 1 887 au l^' octobre 1891, c'est-à-dire pendant un espace de quatre ans et demi, un seul cas de mort par infection contractée dans
• • Publiée par le Dr L. Merli:, ancien moniteur, et par M"° C. Hénault, sao-efemme du service d'accouchements de la Charité. Le Pronrès médical 30 mars 189D, p. 209. .
' Le Service d'accouchements de la Charité. (Soc. de Méd. publia et d'IIvo professionnelle, t. XII, n" i.)
^ Le Nouveau service d'accouchements de la Charité. [Bullel. Méd., 1" nov.
les salles fut observé, celui d'une femme accouchée pendant un congé de maladie accordé au chef de service et chez laquelle, malgré un curettage soigneusement fait par un accoucheur des hôpitaux, on trouva à l'autopsie des parties de placenta restées dans la cavité utérine.
La mortalité par infection contractée dans le service était alors de 0,11 p. 100, c'est-à-dire, de 1,1 p. 1000, résultat bien intéressant quand on songe que ce service était placé au milieu de salles de chirurgie et de médecine.
Aujourd'hui, nous publions la statistique complète des accouchements qui ont eu lieu dans la nouvelle Maternité depuis sa création, c'est-à-dire depuis le 9 octobre 1891, jusqu'au 23 décembre 1894, époque à laquelle M. Budin a accepté la direction de la Maternité-Ecole d'accouchements de Paris.
Pendant cette période de trois ans et trois mois, le service a été dirigé par M. le D'' Budin, sauf pendant les vacances oii il s'est trouvé entre les mains de M. le D"" Boissard, accoucheur du Bureau Central, qui en a eu la responsabilité du 15 juillet au 15 octobre 1892, du 15 juillet au 15 novembre 1893 et de juillet à octobre 1894.
M. le D'' Boissard a déjà publié en partie les statistiques qui le concernent. Nous exposerons donc successivement celles de M. Budin, puis celles de M. Boissard complétées. Nous fondrons les deux statistiques dans un résumé terminal.
Pour ne pas surcharger outre mesure ce travail, qui n'est qu'un résumé, nous n'y avons mis ni les complications de la , grossesse, ni celles de l'accouchement, mais ces faits sont soigneusement consignés, mois par mois, dans les grands tableaux statistiques qui ont servi de base à cette communication.
Alors que le service était sous la direction de son chef titulaire, M. Budin, 2.476 femmes sont entrées à la Maternité de de la Charité. Sur ce nombre, il y a eu :