Lettres portugaises (Pays, i" février
religieuse portugaise, publiées, sous le titre de Lettres portugaises {i)^ conformément à Tédition de 1669 de Barbin.
Ces lettres — on le sait — ont position officielle de chef-d'œuvre. C'est là un fait acquis. Dès qu'on parle de l'expression enflammée d'une passion vraie, il est de bonne rhétorique de citer les Lettres portugaises, et les esprits les plus forts d'appréciation comme les plus faibles, les esprits qu'on bride le plus et les esprits qu'on bride le moins, ou qui sans bruit vont sur la foi d'autrui, reprennent alors la phrase d'admiration qui traîne partout et y ajoutent leur petite arabesque... Écoutez tons ceux qui ont dit Ifeurmot sur les tetferes die la Religieuse portugaise, deprosmadamedeSëvigtié^, Ik Céliraène de la maternité... — et qui ne sait pas plas que l'autre CéKmène ce que c'est qu'une* passioo trahie, ce que c'^est que cette morsure de PAmour, q^, s'en va après l'avoir ffeiite, — jusqu'à Stendlial, le Du^ puy tren du cœur, et qui n'aurait pas dû- se tromper sur les tressaillements de ses fibres, et vous ententirez êe tons côtés îe même langage r une symphonie de pâmoisons. Ees lettres de la Religrewse portugaise I Mais c'est un l!rvre sorti tout saignant des entrarHtes ! Ce n'est pas méfme un Mvre, ce sotit des pages inspirées, arrachées à l'âme comme ses cris et ses fermes, et dans lesquelles î Amour, sans le savoir, a produit ce que