MISSIONNAIRES ET RELIGIEUSES A LEUR SERVICE
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dans ce décor de féerie, jusqu’à « un petit loup enchaîné à bord et qui pleure sa captivité », taisent ce que nous avons appris de nos confrères sur les épreuves endurées par les hardies voyageuses.
Toutes les incommodités du vieux temps, multipliées par les distances, se concertèrent pour les accabler. Il y avait de plus le soleil de minuit qui brille, en cette région, du 24 mai au 14 juillet, et semble volatiliser les heures du repos. Enfin, dans les bas-fonds du delta, derniers marécages de la création, des nuées opaques de maringouins se levaient pour les dévorer.
Le terrain du couvent fut choisi et béni.
« ... Nous sommes allés processionnellement, écrit la T. H. Mère, porter une petite statue de l’immaculée Conception (vocable sous lequel sera la mission) à l’endroit o,ù devait être le couvent. Nous l’avons incrustée dans le tronc d’un sapin, tout en la fixant à une petite boîte de fer-blanc en guise de niche, et nous avons gravé en-dessous la date :
5 août 1924. Nous avons ensuite enterré à la racine du même arbre des médailles de la Sainte Vierge et de saint Joseph, avec une image de notre vénérable Mère. C’était une prise de possession. Sur l’image de notre Fondatrice, j’avais écrit l’invocation suivante: «Vénérable Mère, je vous confie la mission d’Aklavik ; bénissez-la, s’il vous plaît, et demandez au Père Éternel, pour tous les religieux et religieuses qui s’y dévoueront, la grâce de s’y sanctifier en le faisant connaître et aimer des chers Esquimaux, objet de cette mission. »
Puis, les Frères Oblats attaquèrent la brousse et assirent les fondations du couvent.
Le travail de 1924 devait se terminer le jour de saint Louis, roi de France, par la plantation d’une croix apportée du Canada français.
Tout au courage et à l’espérance, la Très Révérende Mère revint dire à celles qu’elle désignait pour l’année suivante
qu’elles , trouveraient là-bas toutes les souffrances oc leurs rêves: «IL ne faut pas s’illusionner, cette mission demandera tout l’amour de Dieu que requiert l’apostolat véritable. »
Au dégel de 1925, quatre chalands chargés de cinquante mille pieds de planches et madriers, débités pendant 1 hiver, par la scierie mécanique des Oblats, à Résolution, quittèrent le Grand Lae des Esclaves à destination d’Aklavik.
Le convoi avait à parcourir 2 000 kilomètres. Il se mit sous la garde de saint Joseph. Bien lui en prit. Car, à peine venait-il de laisser la dernière étendue du Mackenzie pour entrer dans l’un des bras du delta qu’un cyclone passa derrière lui, arrachant forêt, rochers, et vidant un moment de ses eaux le fleuve lui-même. Hommes et matériaux y eussent infailliblement péri.
Les Frères William, Latreifle et Kérautret déchargèrent les radeaux et se mirent à bâtir.
Le Père Trocellier, directeur de la mission, et les Sœurs MacQuillan, Saint-Adélard et Firmin, abordèrent à Aklavik, le 29 juin 1925, en la fête des apôtres Pierre et Paul.
Une cabane était dressée. Les Sœurs l’occupèrent, en attendant que s’achevât l’hôpital avec l’école.
La mission de l’ Immaculée Conception se trouvait, de ce moment, établie.
L’intronisation du Sacré-Cœur fut faite par les religieuses et les religieux, le 3 juillet, premier vendredi du mois, « en présence des Esquimaux émerveillés ».
Dans les quinze premiers jours, se livra entre Satan et les missionnaires un duel dont l’enjeu pouvait être pour longtemps la confiance des terribles Esquimaux.
Le premier mouvement de ceux-ci, sous l’influence des ministres protestants, avait été dé fuir les « Femmes de la
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prière ». Quelques-uns cependant avaient cédé leurs enfants, comme à l’essai, aux nouvelles hospitalières.
Or, le Frère Kérautret, rentrant de voyage, venait de dételer ses gros chiens esquimaux. Tout à coup des cris déchirent l’air. C’est la mère d’une des petites filles confiées aux Soeurs, qui se lamente. On accourt. Que voit-on? Trois chiens s’acharnant sur le corps de l’enfant. Le fouet du Père Trocellier leur fait lâcher prise. La sœur supérieure prend dans ses bras la pauvre petite. Hélas ! La tête est comme broyée entre deux grandes blessures. A travers le crâne perforé, on voit palpiter la cervelle. Le cou et les reins ont reçu de larges entailles. Les bras sont croqués. Un médecin se trouve là. Il panse l’enfant et déclare que dans les quatre jours elle sera morte. Aucun remède, aucun dévouement ne sauraient la sauver, assure-t-il.
Les sœurs missionnaires ont, en cet instant, l’affreuse vision de leurs Esquimaux déçus, irrités par un tel malheur survenu aux mains qui prétendaient, croyaient-ils, leur conserver la vie. Ne vont-ils pas s’éloigner à jamais peutêtre? Mais la foi l’emporte aussitôt sur la désolation et la crainte. Elles tombent à genoux. Cette enfant doit vivre ; il le faut ; d’accord avec les quatre Oblats, on le déclare à saintè Thérèse de l’Enfant-Jésus. Et, de ce fait, la neuvaine à la Semeuse de roses, thaumaturge de nos temps, est commencée.
Le surlendemain, Sœur Saint-Adélard trouva la petite fraîche et souriante dans ses bandages. Courant au docteur qui ne devait revenir que pour constater le décès, elle lui demande de vouloir bien du moins renouveler lui-même le pansement. L’homme de la science resta stupéfait : toutes les plaies, sous ses yeux, se guérissaient :
« — je n’y comprends rien, je n’y comprends rien, répétait-il. Mais c’était impossible, impossible ! »
Quelques jours après, la fdlette sautillait et jouait parmi les religieuses, tandis que les Esquimaux admiraient « la puissance des femmes dé la prière ».
AIa fm de Janvier 1926> Sœur MacOuillan, la supérieure, dépêchait à Montréal, ainsi qu’à Mgr Breynat, le premier compte rendu
« ... Nous avons traversé sans trop de regret notre première grande nuit hivernale. Mais nous avons quand même souhaité avec plaisir la bienvenue au soleil, le 13 de ce mois, lorsque, au bout d’une absence complète de quarante-trois jours, il se montra, le temps de nous dire : « Me voici revenu, comptez sur moi ! » Mais le gros événement de l’époque qui s’achève ce n’est point celui-là : ce fut le temps de Noël.
« C est à minuit du 25 décembre que, pour la première fois, Notre-Seigneur descendit sur l’autel justement achevé de notre chapelle... Des protestants du Fort viendraient, nous le pensions, s’unir aux neuf catholiques que nous étions en ce pays ; mais les Esquimaux, les vrais, les païens, protestantinisés ou non, se présenteraient-ils? Le ministre, contrairement à son habitude, avait aussi, cette fois, son service de minuit, et c’était afin de neutraliser le nôtre. Nous redoutions donc un échec. Notre cloche, petite, difforme, peu haimonieuse, retentit cependant fort et longtemps, semblant dire : «Je suis, comme je le puis, la voix des anges invitant du haut des airs les bergers à l’étable de la Nativité. J ai l’honneur de sonner la première messe de minuit a Aklavik, et c est toute la tribu des Esquimaux que j’appelle à la crèche.
« ... Déception ! Pas un Esquimau n’apparut à minuit ! La Sainte Eucharistie, qui germa à Bethléem et fut placée dans notre tabernacle pour être la force des Esquimaux et la nôtre, entendit alors notre prière la plus ardente : « Divin Jésus, que votre règne arrive, grandisse et s’achève par toute la terre, mais surtout dans le cœur de ce peuple pour lequel nous sommes ici ! »
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« 0 joie ! Sur la fin de la messe de l’aurore, célébrée immédiatement après celle de minuit, un bruit de bottes en peau de phoque se marque dans l’antichambre, la porte s’entr’ouvre, et, aussi doucement que possible, quarante Esquimaux, hommes et femmes, vêtus de fourrures, portant à la ceinture leur grand couteau, s’avancent dans la chapelle. Qu’ils sont beaux ! Ils ne s’agenouillent pas, mais ils attendent jusqu’à la fin de la messe. Alors ils s’approchent de la crèche et l’examinent attentivement. En partant, ils disent :
« — Nous reviendrons encore. »
« Le dimanche 27, ils revinrent en effet et demandèrent à revoir la crèche. Je les y conduis. Je leur explique pourquoi l’Enfant Jésus est descendu sur la terre ; je leur raconte combien de temps il est resté, et, en leur montrant ma croix, comment il est mort pour nous sauver. Je leur fis comprendre que son désir était que nous soyons bons afin de pouvoir le rejoindre au ciel, où il vivait ressuscité. Je leur ai ensuite demandé s’ils voulaient se mettre à genoux et dire une prière avec moi. Tous répondirent : « Nous le voulons ». Nous nous mîmes donc à genoux tous ensemble et récitâmes trois Ave Maria, puis trois invocations : « Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous. »
« Pourriez-vous imaginer combien j’étais heureuse d’avoir, la première, l’honneur de m’agenouiller devant le tabernacle avec mes Esquimaux ! Ils assistèrent tous à la bénédiction du Saint-Sacrement qui suivit. Enfin je donnai à chacun une image de l’Enfant- Jésus.
« Sans doute, ces braves gens sont-ils venus un peu par curiosité, mais je crois qu’ils seront à nous plus vite que nous le pensons. Il paraît que les protestants parlent de placer chez nous leurs enfants. Plusieurs, quoique bien contrariés de nous voir ici, ne peuvent s’empêcher d admirer les sacrifices et le dévouement des religieuses. Père supérieur est surpris de leur sympathie à notre égard. »
Lorsque le soleil eut repris le firmament, et que la surface de l’alluvion, fertile en elle-même, du Mackenzie, se fut amollie, les sœurs tracèrent le carré d’un jardin. La pomme de terre, qui, à force de patience et d’habileté, s’est acclimatée au Cercle polaire, mûrira-t-elle jamais à Aklavik, 500 kilomètres plus loin? Les couches profondes n’y sontelles pas trop invinciblement gelées? L’avenir répondra.
En attendant, les femmes missionnaires ont réservé, j contre ce jardin, le coin de repos où leurs tombes germeront pour la résurrection. La vue de leur futur cimetière soutient leur courage. Il leur promet que leur sacrifice ne sera point raccourci et que leur vie entière jusqu’à ses cendres appartiendra aux Esquimaux de leur apostolat.
Le Père Joseph Guy, O. M. I., professeur à notre université d’Ottawa et « agent volontaire » de nos évêques du Nord-Ouest pour les affaires indiennes auprès du gouvernement canadien, visitait, en juillet dernier, la mission naissante d’Aklavik. Cinq religieuses l’y accueillirent et lui présentèrent les quarante enfants qu’elles avaient reçus. Il admira l’école-pensionnat, la maison-chapelle, l’hôpital ; mais ce fut surtout la vue du « coin déjà réservé » pour le repos final qui le toucha. Il en parlait au Canon Hester, homme courtois et premier professeur en langue esquimaude du Père Trocellier, « qu’il respectait comme gentleman, disait-il, et comme blessé de la grande guerre ». Le ministre anglican quittait d’ailleurs le poste d’Aklavik par le bateau qui ramenait notre cher professeur.
« — Y a-t-il des ministres enterrés dans le cimetière de la mission protestante, demanda le Père Guy?
« — Non, répliqua le prédicant. Nous ne demeurons pas assez dans ce pays pour y mourir, et nous ne venons pas dans ce but. »
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Le Père Guy s’entretenant clans la suite avec l’honorable M. Scott, chef du département des Indiens à Ottawa, de l’esprit apostolique des Sœurs Grises et de leur dévouement jusqu’à la mort à toutes les œuvres de charité et d humanité, reçut de l’éminent personnage, qui n’est pas de nôtre
foi, cette réflexion : , ,
« Tfiey are wonderful civilizefs ! — Ce sont de merveil¬
leuses civilisàlncès ! »
Aux dernières nouvelles de 1926, les religieuses d Aklavik imploraient de leurs supérieures et du gouvernement •canadien la faveur d’ajouter à leurs travaux de chante celui d’une crèche pour les nouveau-nés. Les Esquimaux, très attachés, on le sait, aux enfants qu’ils ont décidé de conserver sont, comme les Dénés d’autrefois, sans pitié pour ceux qu’ils condamnent dès leur arrivée en ce monde : ils les écrasent, ou bien les abandonnent, dans le desert, aux loups et aux ours. Les petites filles surtout sont vouees
à ce malheureux sort. , r , . ,
Les Sœurs Grises seront bientôt les meres adoptives de
tant de jeunes âmes, qu’elles donneront à Dieu
Hôpital, pensionnat, école, garderie, ce multiple theatre de la charité si avancé vers le Pôle va-t-il apaiser enfin la soif conquérante de nos religieuses? Aon. L insatiable passion de la gloire de Dieu procurée par le sa ut des aines tourmente et pousse plus loin encore nos collaboratuces dans l’établissement de l’Évangile.
A quelque mille kilomètres à l’est d’Aklavik, entre le Grand Lac de l’Ours et l’océan Glacial, le. long du fleuve Coppermine, errent des tribus qui les attirent, depuis^ le meurtre de nos premiers missionnaires : les Peres Rouviere
•too FEMMES HÉROÏQUES
et Le Roux. Le récit de la mort tragique de ces jeunes apôtres^ fait rêver de martyre les intrépides religieuses. Elles entendent la voix du sang les appeler au grand steppe désolé. Leur sympathie pour ces peuplades ne pouvait que s’accroître encore à la nouvelle de la mort du Père Frapsauce, successeur des Pères Rouvière et Le Roux, englouti sous la glace du Grand Lac de l’Ours. Et voici que le P. Fallaize, continuateur de ces trois victimes du devoir, depuis 1920, vient de passer, en septembre 1926, à Aklavik et d Akla\ik à la maison-mère de Montréal, racontant aux unes et aux autres 1 exploration qu’il achève d’accomplir le long de la côte arctique depuis Herschell jusqu’à Kent et la baie de Cambridge, et sur l’ Ile Victoria jusque par delà le niveau du pôle magnétique. Dès le printemps 1927, expose-t-il, il ira, avec le P. Binamé, jeune et brillant assistant que vient de lui donner la Belgique, fonder au bord meme de 1 océan Glacial, soit a l’embouchure du Coppermme, soit à la rivière Perry, une nouvelle mission centrale. De partout, cependant, les Esquimaux qu’il rencontrait réclamaient des missionnaires. A mesure qu’elles apprennent ces projets de 1 apôtre mackenzien des' Esquimaux, toutes les Sœurs Grises s’inscrivent pour l’avant-o-arde.
i PIus à l’est encore du Mackenzie, au nord-ouest de la baie d Hudson, à Chesterfield Inlet, au cap Eskimo, sur l’île Southampton, Mgr Turquetil fait retentir l’appel au secours. En 1917, au bout de cinq ans d’efforts sans visibles effets, ses Esquimaux avaient commencé de se convertir, de
1. Ce récit a paru dans Aux Glaces Polaires (chap. XXV). Nous le résumons pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore. Les jeunes missionnaires revenaient du rivage de la mer Glaciale, où ils avaient rejoint une tribu qu’ils voulaient convertir. Ils regagnaient leur cabane du Grand Lac de l’Ours à travers le bnrren land. Une tempête de neige rageait. Leurs chiens étaient rendus. Les missionnaires, exténués eux-mêmes par la maladie, la faim et la fatigue, allaient, le Père Rouvière frayant le chemin aux chiens et le Père Le Roux retenant le traîneau à l’arrière. Deux Esquimaux perfides les reioignirent, et, les frappant traîtreusement à coups de coutelas et de fusil les abattirent. Puis ils mangèrent une partie de leur foie. Ce fut à la fin d’oc tobre 1913.
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par un miracle de Thérèse de l’Enfant-Jésus. L’heure de l’entrée de ces tribus dans le sein de l’église approche. C’est pourquoi, sur ces bords les plus glacés de la région polaire, les Sœurs Grises réclament encore leur part d’apostolat.
Et cependant, redisons-le, la voix des missionnaires qui reviennent de ces parages se fait bien grave, elle n’a que d’affreuses promesses. C’est l’océan congelé où les rares camps indigènes abattent et relèvent leurs maisons de neige à la suite des migrations du phoque, leur nourriture. C’est le barren land, la terre stérile, nue. C’est la toundra immense où se perdraient cinq ou six Frances. Si le charbon, qu’il leur faudra apporter avec leur demeure tout entière, de Vancouver, de San Francisco ou de Montréal, s’épuise, elles mangeront crue la chair du gibier ou du poisson, comme l’Esquimau, comme le Père Fallaize qui leur disait plaisamment un jour : « Si le poisson cru que j’ai mangé depuis que je suis au pays des Esquimaux m’était payé un dollar la pièce, j’aurais assez d’argent pour faire le tour du monde. » Du même coup, leur habitation de bois étant devenue glacière, elles n’auront plus que la neige pour refuge : V iglou de neige qui est aussi l’auberge des voyages hivernaux. Plus jamais, en tout cas, ne reverront-elles l’érable si cher aux Canadiens, ni le sapin qui embaume, ni le bouleau qui chante ; plus un arbrisseau ne croîtra pour elles ; plus une fleurette ne s’offrira à leur main pour l’autel de la Vierge, lorsqu’elles chanteront : « C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau », car, seul, le lichen des rochers, pâture de l’ovibos et des troupeaux de rennes, n’est point tué par l’implacable hiver. Au dehors, le grizzly et l’ours blanc, en quête de leur proie, les déchireront peut-être, moins terribles encore que l’indigène qui frappe dans le dos et dévore les entrailles. Du froid cuisant, de la neige poudroyante, de la tempête qui ne déco-
1ère presque jamais sur la plaine sans remparts, elles seront les victimes assurées. Tout cela leur est dit, décrit, repré- j senté au plus cruel par les échappés de ces terres d’épouvante. Mais rien ne les trouble ; c’est l’horreur même de ces tableaux qui les attire. Gomme les fds de Mazenod, les filles d’Y ouville n’auront de repos qu’elles n’aient accompli, en arrachant à sa nuit barbare le plus lointain des Esquimaux polaires, l’oracle du prophète : Toutes les extrémités de la terre ont vu le saint de noire Dieu.