DEDICACE
Vos ouvrages, Votre main a autant aidé qu’elle a e'crit :
Il me plaît, maintenant, la fortune de mon œuvre fondée et mon public conquis, de me souvenir que Vous fûtes le premier ami. Si notre cher duc d’Aurevilly a pu dire, je ne sais ni pourquoi, ni comme, V Histoire et legende de Marion de l’Orme', à Vous revient l’instigation, voire presque l’édition, délicieuse alors Vous quittiez l'Artiste et m’y avez introduit pour y commencer en mille pages d’esthétique le scandale d’une personnalité qui ne transige pas.
Enfin, Vous vous êtes confessé comme saint Augustin et Jean-Jacques, et c’est, en ces mémoires qui sont ceux même du temps, qu’il faut chercher parmi les génies et les beautés d’un demi-siècle, intime des premiers, plus qu’intime des autres, le véritable Arsène, ce charmeur charme qui accepterait de revivre sa vie.
Et parce que Vous aurez eu toujours vingt ans; que Vous aurez cru aux Dieux et aux roses, Vous serez aimé de qui viendra, et salué de tout front dépassant.
L’an dernier, enVotre hôtel de l’avenue Friedland tendu
de chefs-d’(cuvre, au sourire lumineux d’une princesse
' L'Iüsloirc et légende de Marion de l'Orme tire à 400 sur van Golilor, avec gravure de Nargeot d'après le portrait autlienti(|uc de la galerie <1 Arsène Iloussaye, ne (ut pas mis en vente mais offert à une cinquantaine d'c.xomplaires en 1883.
Nous avons acquis l’édition et la livrons au public.
(Note de l'éditeur).
platonicienne vous souvenez-vous d’un St'mposion ou nous e'tions quelques augures alanguis par l’effluve du printemps.
.Te ne sais plus d’où vint l’effusion; mais d’Aurevilly vous prit les mains, l’un de Vous deux dit à l’autre : « nous sommes les derniers des Romains. »
Je salue donc ici, autant que l’Ami, l’un des derniers grands Maîtres Romantiques avec ce quelque chose de séduit qui entrera toujours dans l’admiration et qui fait souriante Votre gloire.