L»AIGLE ET LE VER
L'Aigle disait au Ver sur un arbre attrapé :
« Pour félcver si haut, qu'as tu fait ? — J'ai rampé» •»
Madame de Segrais est la première femme qui ait publié un recueil de fables.
MADAME DUFRESNOY
MADAME DUFRESNOY
ADELAÏDE Billet, née à Nantes le 3 décembre 1765, épousa M. Dufresnoy, procureur au Châtelet (1780) , et mourut à Paris en 1825.
Elle a publié:
1° La petite ménagère ou l'Education maternelhy 181 5, 4 vol. in-i 2 ;
2^ Elégies y 1821, I vol. in-12 ;
3® Le Tour du Monde, 3 vol. in-12, 181 3 ;
4P Les Contes de Fées, 18 16, i vol. in- 18 ;
5® LesEtrennes à ma fille ^ nouvelle, 2 vol. ;
6® Biographie des jeunes demoiselles; Vies des femmes célèbres, 181 7, 2 vol. in- 18 ;
70 Un roman intitulé : la Femme auteur ;
8® Les Françaises, 2 vol. ;
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g^ Les Beautés de la Grèce ;
iqo Le Luxe des femmes ou choix extraits des meilleurs écrivains français, par Madame Dufresnoy et Amable Tastu, 1823, 2 vol. in-i8;
1 1® Plusieurs pièces de théâtre, entre autres, l'Amour exilé des cieux^ représentée en 1788 au Théâtre Français ;
12® Pièces de vers détachées, vers dans MAImanach des Muses. Epître à Su:{anne;
12^ La Journée d'une amante, roman;
14® Opuscules poétiques, 1806, i vol. in-12 ;
i5^ La Naissance du Roi de Rome^ 181 1, in-12;
Anniversaire, 1812, in-i8.
Quelques biographes la font naître à Paris*, s'appuyant sur une pièce de vers où elle dit avoir joué, enfant, sous les ombrages du Luxembourg ; mais son père, étant commerçant, faisait des voyages à Paris et l'emmenait
*Vapereau, Quitard, Quérard affirment qu'elle e&t née à Nantes. Dans un long article signé Parisot, le Dictionnaire de Michaud soutient la même opinion.
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quelquefois. Ce fut là que M. Dufresnoy, procureur au Châtelet, en devint amoureux et Pépousa, à Page de quinze ans. Elle était très belle. Dès qu'elle fut mariée, elle se trouva entourée d'une société d'élite; elle reçut chez elle toutes les célébrités de l'époque. Elle se lia plus tard avec M"« la princesse de Salm- Dyck et M«« Desroches.
Elle publia ses premiers poèmes dans VAl' manach des Muses y en 1806. Ruinée par la Révolution, elle fut exilée et soigna avec un grand dévouement son mari, devenu aveugle.
Bonaparte lui fit rendre ses biens ; elle lui voua une grande reconnaissance. L'Académie française la couronna en 1814, pour son poème sur Bayard.
Béranger a chanté :
Veille, ma lampe, veille encore :
Je lis les vers de Dufresnoy«
La fille de M«« Dufresnoy a été mariée à M. Jay. Son fils, Pierre-Armand Dufresnoy,
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né en 1792, a exécuté, avec Elle de Beaumont, la carte géologique de France.
« Les meilleurs titres de M°»« Dufresnoy à « la gloire, dît Quitard, sont ses élégies, qui « lui valurent le nom de Sapho française ; « elles ont le mérite, bien rare, d'exprimer « un sentiment vrai dans un style plein de « naturel et de charme. »