‹ Femmes Poetes BretonnesChapitre 22 sur 46 · MADEMOISELLE SOPHIE ULLIAC-TRÉMADEURE · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE SOPHIE ULLIAC-TRÉMADEURE

MADEMOISELLE SoPHIE UlLIAC-TrÉMADEURE, fille d'un colonel du génie, née à Lorient, le 19 avril 1794, commença à écrire en 181 5, et mourut à Paris, en avril 1862.

Elle signa ses premiers articles : Dudrezène, nom additionnel de son oncle le général de Trémadeure; c'est sous ce nom qu'elle a publié des articles dans les tomes 7, 8, 9, 10, 16 et 17 du Lycée Armoricain : La Bague de crin, r Épreuve y Amour et vérité ^ Lena et Arvin, Mina, Lisbeth, Rêveries j Trois Mois à Paris, et, enfin, l'ode que nous reproduisons, et qui a pour titre : Aux Muses de la Patrie. M"« Dudrezène devait alors avoir trente-six ans (i83o).

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Plus tard, elle écrivît, sous son véritable nom, des livres de morale et de pédagogie, qui furent adoptés par le Comité central des Écoles de Paris; plusieurs ont été couronnés par l'Académie française.

Elle a encore collaboré au Journal des Jeunes Personnes^ dont elle était directrice, au Journal des Femmes, de i832 à i835, au Journal de PariSy 1834, au Voleur, etc.

i83o, Contes aux Jeunes Artistes.

i832. Laideur et Beauté; Histoire de Jean^ Marie; le Petit Bossu; ce volume a eu 5o éditions et a obtenu le prix Monthyon.

1 840, Claude Bernard, couronné par l'Académie.

1842, Les Contes de la Mère l'Oie.

D'après ces citations, on peut juger de la fécondité de cet écrivain. Quérard ajoute :

« Mil» Dudrezène a traduit de l'allemand le » roman d* Auguste Lafontaine, sous le nom » de Trémadeure. Elle a traduit Frédérik x> Bronk, puis deux ouvrages pour la jeunesse, » Le Portefeuille vert, traduit de l'allemand

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» (Comps) ; l'Histoire et Voyage du Petit » Jacques y traduit de l'anglais (Day);La Forêt » de Veronet{, Paris, Gil Hubert, i83i,4 vol. » in-12; Henri ou V Homme Silencieux ; VOi^»

» seleury i825, i vol. in-12, Paris, BouUonet » dans le Lycée Armoricain^ sous son véri- » table nom, etc.. » Quérard prend le nom de Trémadeure pour un pseudonyme.

La Bibliothèque de Nantes possède 32 lettres de M"« Trémadeure, adressées au général Mellinet. On y voit l'expression de sa sollicitude pour ses parents. Une lettre de son père semble lui attribuer un poème en vers, intitulé : Les Quatre Parties du Jour sur les côtes de Bretagne.

On nous assure qu*elle a encore publié deux volumes très curieux, intitulés : Souvenirs d'une vieille Fille, Nous n'avons pu nous les procurer.

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