‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 100 sur 122 · I. Gandard, Lettres, p · texte numérisé non relu

I. Gandard, Lettres, p

icndre ces inexprimables douleurs, son style acquiert Lin degré d'énergie que l'on n'attendait pas de lui et que l'on ne trouve dans aucun autre. Mais lorsque, délivré de ces horribles peintures, il peut reposer sa douce et bienfaisante imagination sur la demeure des justes, alors on entend des sons que la voix humaine n'a jamais égalés, et quelque chose de céleste s'échappe de son âme enivrée de la joie qu'elle décrit. Ces idées-là sont absolument étrangères au génie antique : c'est l'extase de h charité chrétienne, c'est une religion toute d'amour, interprétée par l'âme douce et tendre de Fénelon ". »

Dans la lutte soutenue contre la nature de l'enfant royal, le précepteur savait bien que la piété seule pouvait assurer un résultat définitif. Chez tous les hommes, la religion peut seule donner au caractère la force nécessaire pour se dominer : chez un prince, elle est l'unique frein capable d'arrêter la violence des penchants naturels qui ne trouvent partout que flatteries et complaisances.

Aidé du vertueux abbé Fleury, Fénelon donna au duc de Bourgogne une forte éducation religieuse. Il voulait que le prince fût assez éclairé pour n'avoir rien à redouter des sophismes de l'impiété ni des illusions d'une crédulité superstitieuse .

Mais de même que Fénelon voulait rendre l'étude agréable, il évite que la religion ne soit une charge.

Le vertueux précepteur accoutumait le duc de Bourgogne aux devoirs que la religion prescrit.

Sans l'exercice habituel de ces pratiques, la pensée

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