‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 108 sur 122 · I. Œ. C, VII, p · texte numérisé non relu

I. Œ. C, VII, p

326 lÉXELON APOLOGISTE DE LA FOI

iivis que vous me donnez, et priez Dieu qu'il m'en flisse la grâce, pour n'aller trop loin ni à gauche, ni à droite. Demandez de plus en plus à Dieu qu'il me donne cet amour pour lui, et de tout, et de moi-même, amis et ennemis, par lui et en lui... Voilà mes sentiments, mon cher Archevêque, et, malgré mes chutes et mes défauts, une détermination absolue d'être à Dieu... '. »

Fénelon s'étonne de ce calme. Lui qui fut toujours maitre de lui-même, il est, cette fois, poussé à bout. II voudrait voir le prince faire quelque action d'éclat. Il écrit le 15 octobre 1708 : « Monseigneur, quelque grande retenue que je veuille garder le reste de ma vie sur toutes les choses qui ont rapport à vous, pour ne vous commettre jamais en rien, je ne puis m'empêcher de prendre la liberté de vous dire encore une fois, par une voie très sûre et très secrète, ce que j'apprends que l'on continue à dire contre votre personne... On dit. Monseigneur, qu'encore que vous ayez infiniment écrit à la cour pour vous justifier, vous n'avez jamais rien mandé de clair et de précis pour votre décharge, que vous vous êtes contenté de fliire des réponses vagues et superficielles, avec des expressions modestes et dévotes à contre-temps... On va jusqu'à rechercher avec une noire malignité les plus petites circonstances de votre vie, pour leur donner un tour odieux... On se plaint de ce que votre confesseur est trop souvent enfermé avec vous, qu'il se mêle de vous parler de la guerre...

« Le vrai moyen de relever la réputation des affaires est que vous montriez une application sans relâche...

Page 1