I. Œ. C, VII, p
« \'otre fermeté patiente pour achever cette campagne forcera le monde à ouvrir les yeux et à vous faire justice, pourvu qu'on voie que vous prévoy(?z, que vous projetez, que vous agissez avec vivacité et hardiesse...
« Vous devez faire honneur à la piété^ et la rendre respectable dans votre personne. Il faut la justifier aux critiques et aux libertins. Il faut la pratiquer d'une manière simple, douce, noble, forte et convenable à votre rang ' . v
Le 2j octobre, nouvelle lettre aussi vive^ et reçue avec la même douceur : « Le bruit public contre votre conduite croît au lieu de diminuer », et Fénelon énumère encore tous les bruits qu'il entendait : Il est amusé, inappliqué, irrésolu ; il mène une vie particulière et obscur^; sa dévotion est faible, timide et scrupuleuse sur des bagatelles.
Prévoyant que la campagne va finir, l'Archevêque commence à lui indiquer la conduite à tenir dès son arrivée à Versailles : « Quand vous arriverez à la Cour, plus on vous accusera de faiblesse, plus vous devrez montrer, par votre procédé, combien vous êtes éloigné de ce caractère en parlant avec force. »
Dans une dernière lettre du 17 novembre 1708, Fénelon lui trace toute sa conduite, danscemomeiU-cfitique, avec une franchise extraordinaire que savait comprendre le Prince : « Je suis fâché, écrit le duc de Bourgogne, quel'éloignement où je vais me trouver de vous, m'empêche aussi de recevoir d'aussi salutaires avis que les vôtres. Continuez-les cependant, je vous en supplie,