‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 116 sur 122 · I. III, p · texte numérisé non relu

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ne pas payer ses dettes. — Il s'occupait avec le plus grand soin de son « domestique ». « Tout était si exactement compassé chez M. de Cambrai qu'il mourut sans devoir un sou et sans nul argent \ »

L'emploi du temps était réglé comme dans un couvent. « Il s'éveillait de bonne heure, dit SaiHtrSimon % mais la maigreur et la délicatesse de son corps le réduisaient à se lever tard. De son lit, il se faisait un cabinet pour dire son office et ses autres prières^ voir et répondre à ses lettres et administrer son diocèse. » Il disait sa messe tous les jours dans sa chapelle, et le samedi a la cathédrale. Ce jour-là il confessait tous ceux qui se présentaient. Les jours de fête il officiait lui-même. A midi, le dîner, servi avec abondance et libéralité, mais sans recherche ; les convives étaient toujours nombreux, tant familiers qu'invités. On passait ensuite dans la grande chambre à coucher d'apparat et l'on causait tandis que Fénelon signait ses lettres sur une petite table. Puis il se retirait pour le travail jusqu'à huit heures et demie en hiver ; s'il faisait beau en été, il allait faire quelque visite chez des amis ou dans les hôpitaux.

A neuf heures, le souper, composé d'œufs et de légumes ; et à dix heures le prélat se retirait après avoir tait la prière à « sa maison ».

La promenade était la grande distraction de Fénelon ; il causait en marchant et c'était un grand charme. « Personne, dit Saint-Simon, ne possédait mieux que lui l'heureux talent d'une conversation aisée, légère et

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