‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 14 sur 122 · I. Traité de F Existence de Dieu, 2^ partie · texte numérisé non relu

I. Traité de F Existence de Dieu, 2^ partie

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que ce principe qui concentre tout l'intelligible et d'où l'éternité rayonne en tout .'^ens ? sinon la substance même de Dieu inadéquatement perçue '.

« Il n'y a pas d'idée qui représente Dieu. Si l'on pense à Dieu il faut qu'il soit. Tel être, quoique connu, peut n'exister point, on peut voir son essence sans son existence, son idée sans lui. » On peut voir, par exemple, « un cercle, une maison, un soleil, sans qu'il V en ait ». Mais on ne perçoit pas l'essence de Dieu sans son existence, son idée sans lui. « Dieu n'a point d'archétvpe qui contienne toute sa réalité intelligible : il est à lui-même son archétype, et il renferme en lui l'archétype de tous les êtres. » . . .Dieu nous est aussi intimement présent que nous le sommes à nous-mêmes : il l'est toujours, il l'est essentiellement. En lui réside « la sagesse éternelle »; en lui réside la « raison universelle, immuable, nécessaire qui éclaire tous les hommes » et sans laquelle ils ne sauraient avoir inie seule pensée ^

Ne vous scandalisez pas de voir Fénelon suivre les traces de l'ontologiste Màlebranche. Bossuet lui-même démontrait l'existence de Dieu par l'argument fondé sur les caractères essentiels de l'intelligible : « D'où nous viennent ces règles immuables qui dirigent le raisonnement. . . ' ? »

1. i" Entretien, p. 8-14, édit. Charpentier, Paris, 1875. — 2"^ Entretien, p. 25-26; Méditations chrétiennes. Avertissement de l'auteur; ire Méditation, p. 7-16. Reclierche de la vérité, p. î7>:58i ; Traité de viorale, p. 1-4.

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