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et pour donner une autre direction au zèle du missionnaire. En attendant, il lui résigna un petit bénéfice, le doyenné de Carénac dans le Querci, et pendant trois ans Fénelon se consacra au ministère ecclésiastique dans la paroisse de Saint-Sulpice.
L'archevêque de Paris, de Harlai, entendit parler de ce jeune prêtre. Frappé de la réputation extraordinaire que Fénelon avait su mériter à un âge où Ton n'est pas même remarqué, il n'hésita pas à le nommer directeur des Nouvelles Catholiques à Paris.
Ses succès dans cette nouvelle carrière et le désir qu'il paraissait conserver de se consacrer aux missions étrangères, firent naître dans la suite l'idée de l'employer dans les missions du Poitou. C'était rentrer en quelque sorte dans le genre d'apostolat pour lequel il avait montré un attrait si décidé.
Dans la maison des Nouvelles Catholiques et dans sa mission en Saintonge, Fénelon a-t-il encouru les reproches que lui ont faits certains critiques contemporains ?
La maison des Nouvelles Catholiques dont Fénelon fut le directeur de 1678 à 1689 n'était pas destinée uniquement à recevoir les nouveaux convertis, mais encore à exciter de nouvelles conversions.
La puissance royale respectait-elle la conscience des protestants qu'on désirait faire catholiques ?
M. O. Douen rapporte, dans son... pamphlet. Lintolérance de Fénelon' ^des faits monstrueux, indignes de la charité de Dieu et du prosélylisme chrétien : des enfants