‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 23 sur 122 · Instruction sur les Etats d'oraison, 1. V, ch. XX · texte numérisé non relu

Instruction sur les Etats d'oraison, 1. V, ch. XX

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la contemplation ? Qu'est-ce que cela peut bien être que de contempler Dieu dans un arrêt, une suspension des sens et de Tintelligence discursive ? Je le conçois malaisément'. » Tant pis pour Jules Lemaître. Il confond la contemplation infuse des vrais mystiques avec les oraisons du quiétisme. Il n'a pas distingué l'oraison passive du quiétiste, où se rencontre l'attente trop oisive de la motion divine, de cette même contemplation infuse, qui est passive parce que l'âme n'}^ est que recevante et sans qu'elle puisse se procurer ou prolonger à son gré cette présence de Dieu dans la quiétude^ Jules Lemaître dira de la contemplation infuse et passive : « Il y a un plaisir d'abandon, de langueur, de paresse... » — C'est un aveugle qui parle des couleurs. IVI""= Guyon, il est vrai, est tombée dans l'erreur de ce qu'on a appelé « l'attente de la motion divine ». Qu'est cela ?

Bien que l'idéal du quiétiste soit de montrer le minînmm d'activité, il doit reconnaître que très souvent il est nécessaire d'agir. Quelle sera la règle pour décider s'il" faut agir ou non ? Voici le principe : « Étant donné qu'on ait à prendre une détermination pratique, on agira uniquement quand on y sera poussé par Dieu. Tant que le Saint Esprit n'aura pas mis l'âme en mouvement elle attendra sans rien faire.

Les textes du livre Les Torrents témoignent abondamment que telle était bien l'idée de M'"'' Guyon. Le P. Poulain a voulu faire endosser la même erreur à Fénelon ', et comme je lui demandais de me citer un

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