I. Amour Je Dieu, 1. I, ch. xiii
de la véritable spiritualité des erreurs contraires. L'auteur entendait qualifier les articles faux « dans toute la rigueur théologique ' ».
Dans la première rédaction de son livre, Fénelon avait joint à chaque article les autorités des Pères et des auteurs mystiques, capables de justifier ses expressions. Sur le conseil de l'archevêque de Paris qui croyait que ces citations grossissaient inutilement l'ouvrage, Fénelon les supprima. C'était à tort. Quand l'archevêque de Cambrai vit son livre attaqué, il prépara une seconde édition et remit les citations précitées, surtout les passages du Traite de f Amour de Dieu de saint François de Sales. Pressé par les attaques de Bossuet, Fénelon ne fit pas paraître cette seconde édition, toute prête qu'elle était. Un érudit, M. Chérel-, l'a publiée ces années dernières. Les explications qu'y donnait ra.uteur, les termes moins tranchants qu'il substituait aux premiers trop décisifs auraient peut-être apaisé les scrupules de Bossuet; mais pris de court, Fénelon porta son livre, tel quel, à Rome, se réservant de faire parvenir ses explications à des juges plus impartiaux. Ces explications, il faut le dire tout de suite, parurent suffisantes à Rome, témoignant ainsi que les intentions de l'auteur étaient éloignées de tout quiétisme.
Et malgré les efforts de ses redoutables adversaires, Fénelon eut l'honneur de voir ces Ecrits Apologétiques, composés pour la défense de son livre, approuvés par