A. Le Ro\-, Ia} Fi-iiiice ri Rome, 1700-1 71 5, p
censuré plus injustement. . . Jamais les saints ne se sont tus. » Si elle est fondée, il faut s'y soumettre, encore qu'elle soit tyrannique. La vérité ne comporte pas le silence; l'erreur n'a point droit au respect.
Fénelon a traité ce sujet avec une réelle force d'argumentation dans une lettre au P. La mi ' .
L'archevêque de Cambrai n'avait pas attendu les décisions du Cardinal de Noailles, qu'il savait lentes, sinon tardives, à supposer même qu'elles vinssent, pour donner l'éveil aux gardiens de la foi .
Le Cas de conscience venait de paraître qu'il écrivit au cardinal Gabrielli. Il prenait occasion d'un ouvrage, paru cette année même 1702, intitulé Fia pacis, dont le but manifeste était de justifier le Cas de conscience. L'auteur était un nommé Jacques Fouilloux, diacre de La Rochelle .
La Foie pacifique prétendait terminer les disputes en conciliant les esprits : l'Eglise est infaillible en qualifiant le sens qu'elle approuve ou qu'elle condamne dans une proposition dogmatique, mais non en décidant quel est le sens propre et naturel de cette proposition. Une proposition peut être et catholique dans le sens propre et naturel qu'elle a selon les règles de la grammaire, et hérétique dans le sens propre et naturel qu'elle a selon les règles que l'Église établit et qu'elle a le droit d'étabhr.
Fénelon montre que ce prétendu moyen de conciliation est un véritable renversement de la religion, qu'il réduit à rien dans la pratique l'infaillibilité de l'Eglise,