‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 37 sur 122 · I. Œ. C, VII, p · texte numérisé non relu

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et qu'il ouvre à tous les hérétiques un asile assuré contre les décisions les plus formelles.

Cependant Noailles avait parlé contre le Cas de conscience; mais « son mandement eut le sort de presque tous ses autres ouvrages, c'est-à-dire d'aliéner les Jansénistes sans lui gagner leurs adversaires » à qui il reprochait « leurs libelles pleins d'aigreur et d'amertume ' ».

Le Cardinal condamnait donc en même temps et le Cas de conscience et les écrits publiés contre les quarante docteurs. Ce fut encore un plus grand étonnement quand on vit Noailles condamner le silence respectueux, en exigeant une obéissance parfaite à l'Église, parce que l'on ne peut s'égarer en suivant un tel guide, et autoriser le silence respectueux en permettant de croire que l'Église n'a sur ce fait ni révélation, ni même évidence certaine.

Fénelon releva ces contradictions dans deux lettres : l'une à un évêque, l'autre au cardinal Gabrielli.La première n'a pas été publiée, sans doute pour ménager Noailles; mais la forme est piquante et l'on admire ce rare talent d'instruire en amusant. La seconde contient un examen plus approfondi de l'ordonnance et signale les avantages qu'elle donne aux Jansénistes. Gabrielli communiqua la lettre à Clément XL Le pape demanda au cardinal de la conserver au besoin et il le chargea de dire à Fénelon toute son admiration.

Les évêques de France reçurent le bref du 1 3 février 1703 .de la part du roi. Aussitôt plusieurs prélats publièrent des mandements contre le Cas de conscience.

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