‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 39 sur 122 · Bausset, Histoire de Fénelon, 1. V, no · texte numérisé non relu

Bausset, Histoire de Fénelon, 1. V, no

M. Cagnac. - — Fénelon. 12

Loin d'être alarmé de cette doctrine, chacun s'accoutume à supposer que la distinction du fait et du droit la rend incontestable. Beaucoup de personnes d'esprit et de piété se laissent éblouir par cette distinction, qu'elles n'approfondissent jamais; et elles concluent qu'on fait mal à propos beaucoup de bruit pour une pure question défait, absolument indifférente à la foi catholique... Vous verrez, mes très chers Frères, par les réflexions suivantes, combien cette distinction captieuse énerve

V toute autorité ' . »

Les critiques se sont mépris sur la forme des quatre Instructions pastorales que Fénelon écrivit en 1704-1705. « Elles sont si effroyablement longues, dit l'un d'eux, et si maussades que l'archevêque de Cambrai a dû prendre son temps pour frapper si lourdement des ennemis à terre \ »

Ce sont des traités de théologie ; et notre époque ne montre pas autant de goût que le grand siècle pour ces controverses : mais au temps de Fénelon, tous ceux qui pensaient s'intéressaient aux questions théologiques. Le public, depuis les Provinciales, s'était initié aux problèmes religieux, et Fénelon portait devant ce public les arguments, les expressions, le langage de l'École ; mieux encore il rendait le public juge du débat. Aussi quel soin prenait-il pour éclairer les dissidents ! Il comprenait son rôle de Docteur. « Cinq cents mandements, écrivait-il à l'abbé de Langeron (4 juin 1703), qui deman-

1 deront la croyance intérieure sans rien développer, sans

1. Œ. C, m, p. 574. Préambule de la l'i^ Instruction contre le Cas de conscience.

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