‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 40 sur 122 · A. Le Rov, La Fiance et Rome, p · texte numérisé non relu

A. Le Rov, La Fiance et Rome, p

CONTRK LES JANSENISTES I79

rien prouver, sans rien réfuter, ne feront que montrer un torrent d'évêques courtisans. L'autorité des brefs, des lettres de cachet ne suppléeront jamais à une bonne instruction '.

Il écrivit. Ht ces écrits offrent un parfait modèle de discussion, d'un ton calme et plein de modération. Et si le plus bel éloge qu'on puisse faire d'un défenseur de la foi catholique, c'est de dire qu'il a tout à la fois obtenu l'approbation universelle des théologiens orthodoxes et encouru la haine des novateurs qu'il combattait, il est avéré que Fénelon a mérité cet éloge. Tous les novateurs attaquèrent M. de Cambrai dont les ouvrages démasquaient les erreurs. Aujourd'hui encore on va puiser dans ces oeuvres les arguments en faveur de la thèse qu'il soutenait.

• L'Église est-elle infaillible en prononçant sur la catholicité d'un livre ? A la vérité, « l'Eglise, dit-il, n'a jamais prétendu décider que l'intention personnelle de Jansénius ait été d'enseigner dans son livre intitulé Augustinus les cinq hérésies pour lesquelles elle a condamné ce livre. Elle ne juge point les sentiments intérieurs des personnes. Ce secret des cœurs est réservé à Dieu . Quand elle parle du sens d'un auteur, elle n'entend parler que de celui qu'il exprime naturellement par son

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