‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 46 sur 122 · Œ. C, IV · texte numérisé non relu

Œ. C, IV

CONTRE LES JANSENISTES I9I

Et l'on ne peut cesser d'admirer ces hommes d'Eglise qui à la tête d'un Archevêché pouvaient, sans que leur ministère en souffrît, élaborer ces travaux de Bénédictins. Tous les théologiens à la suite de Fénelon et de la Bulle Vineam ont pris position contre la thèse du silence respectueux', mais dans la g :erre qu'ils ont faite aux défenseurs de l'Augustinus, ils ont emprunté les armes de l'archevêque de Cambrai. Fénelon en effet a porté à sa perfection la démonstration qu'il a entreprise dans ses célèbres Instructions pctsiorales et on n'a trouve après lui aucun argument nouveau.

Louis XIV se rendit aux observations des Parlements qui s'opposaient à la réception du Bref du i^ février 1703. Il chargea notre ambassadeur à Rome, le cardinal de Janson, d'excuser la conduite de Parlements, gardiens des anciens usages du royaume. Il demandait une Bulle.

Fénelon sachant combien l'esprit d'innovation est fertile en ressources pour éluder les condamnations les plus formelles, craignit que Clément XI ne s'expliquât pas assez nettement sur l'infaillibilité. Il adressa au cardinal Gabrielli un mémoire en latin '. « Pour couper le mal par la racine, disait-il, il faut définir expressément rinfliillibilité de l'Église touchant les textes dogmatiques et exiger de tous les fidèles une adhésion intérieure et absolue à cette définition. »

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