Œ. C, IV, p
Saint-Pons quelques mois plus tard. Les évêques avaient accepté docilement la bulle Vineaiii. M. de Saint-Pons ne craignit pas de se distinguer de ses collègues, en publiant un mandement pour la justification du silence respectueux. Le prélat terminait, à la vérité, son mandement par l'acceptation de la bulle, mais cette soumission apparente était précédée d'une longue discussion destinée à répandre des nuages sur l'infaillibilité de l'Eglise touchant les textes dogmatiques.
L'évêque de Saint-Pons soutenait qu'on devait adhérer intérieurement au jugement de l'Eglise, sur le livre de Jansénius, par une foi humaine et absolument sujette à l'erreur, sans v adhérer par cette croyance infaillible et absolue qui n'est due qu'aux vérités révélées.
Ce système imaginé pour contenter les deux partis déplut également aux deux partis et fut regardé comme un tissu d'opinions contradictoires.
Telle fut l'occasion de la lettre que Fénelon écrivit à un évêque qui l'avait prié de lui communiquer ses remarques à ce sujet \ Fénelon relève avecla plus grande force, mais aussi avec toute la modération possible, les contradictions et les inexactitudes renfermées dans ce mandement de l'évêque de Saint-Pons.
Ce jugement de Fénelon fut confirmé par un décret de Clément XI du i8 janvier 1710 qui condamnait le mandement en question et les lettres que le prélat avait écrites à l'archevêque de Cambrai, à l'occasion de la 3"^ lettre pastorale du 21 mars 1705.
Je laisse de côté la réponse que Fénelon fit à d'obscurs