‹ Fénelon, apologiste de la foi. Leçons données à l'Université catholique de Paris. Second centenaire de Fénelon, 1715-1915Chapitre 5 sur 122 · rouslé, Fi'/zc/o» etBossiicl. 2 vol. in · texte numérisé non relu

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8 lÉS'ELOX APOLOGISTE DE LA FOI

bat très mutilée. Une main alerte, M. Brémond, a renversé, dans son Apologie pour Fénelon ', l'obstacle qui empêchait de contempler notre grand évêque. L'on peut maintenant admirer ce noble portrait. Mais à quels procédésn'a-t-on point recours pour déconsidérer un homme qui ne vous plaît pas ?

Écoutez un peu. Ici nous rendons à Brémond ce qui lui est dû: l'honneur d'avoir démantelé ce château fort qui n'était au demeurant qu'un château de cartes.

Crouslé est prévenu contre Fénelon. De là toutes ses erreurs. Il soupçonne et il découvre quelque venin dans le moindre passage des œuvres théologiques de notre archevêque. Ce professeur de Sorbonne avoue loyalement son incompétence en matière de théologie et de mystique, et cependant il veut — comme tant d'autres — raisonner sur ces problèmes que de son propre aveu il n'entend pas ! Qiie peut-il sortir de toute cette hardiesse ? Crouslé a d'abord découvert qu'il n'y avait pas de question mvstique avant le livre de Fénelon. Avant les Maximes des Saints les chrétiens n'attachaient pas d'importance aux idées confuses e.xprimées par ces bonnes âmes de mystiques. Leur piété était vive, mais leur doctrine, on n'y regardait pas de si près. Pourquoi Fénelon a-t-il essayé de tirer une philosopliic de ces propos incohérents ? \'oilà son tort.

Crouslé ignore qu'il y ait une théologie mystique ; mais Bossuet a écrit Vlnstriiction sur les Elats d'oraison, Mystici iu liilo, et autres opuscules de théologie mvstique.

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