Le Dieu, I, 239 et ss
Qaesnel se réfugia en Hollande après les premières difficultés sur son livre des Réflexions uhwaJes sur le Nonivaii Teslûiiieiit. Poursuivi par TOfficial de l'archevêché de Malines, il fut mis en prison à Bruxelles. Des amis se dévouèrent pour l'en faire sortir '. Il s'en fut sur la terre libre de Liège.
Alors commença cette longue et triste guerre théolouique que ne terminera pas la Bulle Uiiigenilus et qui sera pendant tout le xviii^ siècle le ferment le plus débilitant de la discipline ecclésiastique.
Le 15 octobre 1703, l'évèque d'Apt, Foresta de Colongue, interdit les Réflexions morales; mais devant la pressante argumentation de Quesnel, il se dérobe et paraît se rétracter ^
En 1704 et en 1705 paraissent deux libelles anonymes : le P. Ouesnel séditieux, le P. Ouesnel hérétique. L'auteur qui se cachait ainsi sous le voile de l'anonymat était le jésuite Lallemand, ami intime du P. Tellier. On voulait préparer les voies à une condamnation.
La Bulle Vineain ralentit la campagne contre Quesnel.
En 1707, l'archevêque de Besançon et l'évèque de Nevers interdirent la lecture des Réflexions morales. Ce n'étaient encore que des escarmouches. Mais à la fin de cette même année, l'affaire était portée à Rome. Le P. Timothée, capucin et plus tard évêque de Béryte, dénonça le livre.
Timothée nous raconte lui-même dans ses Mémoires ' les visites, démarches et réunions qui amenèrent le décret